NON A LA GUERRE EN SYRIE
Je me suis imposé un principe : de ne pas faire de politique sous le
nom que je porte ici. Mais cette fois, il ne s'agit plus de politique,
ce qui est en cause, c'est l'honneur de mon pays, c’est la survie de la communauté chrétienté de Syrie, la plus ancienne au monde.
La France
s'apprêterait, dit-on, à bombarder, de concert avec les États-Unis et la
Grande-Bretagne, le "régime de Saddam Hussein" - pardon "le régime de
Bachar el-Assad (le lapsus étaitt
volontaire, vous vous en doutez bien). C’est-à-dire, parlons franc, à
massacrer le peuple syrien. Ce peuple auquel la lient des liens anciens,
plus anciens encore que le mandat de la SDN.
Du gaz sarin a
été employé, arme des lâches, comme l'ypérite durant la Grande Guerre.
Par qui ? ON N'EN SAIT ENCORE RIEN. La presse occidentale unanime accuse Bachar el-Assad. Sans preuves. Ou avec des preuves aussi "fiables"que
pour l'Irak. L'Irak, vous vous souvenez ? Les preuves étaient là,
irréfutables, les États-Unis, hérauts de la vérité, l'affirmaient. Les
mêmes États-Unis, hérauts de la liberté, allaient l'apporter au peuple
irakien opprimé. Et le peuple irakien a été "libéré", on sait comment.
On a su ensuite que les preuves avaient été fabriquées. Quant à l'Irak
"libre", on voit tous les jours les résultats : ce ne sont que tueries,
massacres... entre chiites et sunnites, certes, mais aussi éradication
des communautés chrétiennes. Ah, elle est belle, la pax americana !
Et la Libye ? J'avoue que j'étais pour l'intervention militaire, car
Kadhafi était vraiment fou. Mais quel est le résultat ? le même qu'en
Irak. Sauf que cette fois, les États-Unis n'y étaient pour rien.
Et c'est cela qu'on veut reproduire ? Messieurs Obama, Cameron et
Hollande, vous arrive-t-il de prêter l'oreille aux autorités religieuses
chrétiennes ? TOUTES SANS EXCEPTION DENONCENT LA FOLIE DANGEREUSE QUE
SERAIT UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE. TOUTES ! Même une
intervention simplement aérienne.
Ce qui se passerait, ce
serait une lutte armée encore plus inexpiable que maintenant. Et si
d'aventure, les islamistes l'emportaient parce que le régime alaouite
aurait craqué, d'abord ils s'entretueraient - ce qui ne serait pas
vraiment à regretter, ils ont d'ailleurs commencé - mais surtout ils
élimineraient totalement la communauté chrétienne, la plus ancienne du
monde. Ce serait pour elle LA SOLUTION FINALE.
Et ce sang-là, Monsieur Hollande, vous l'auriez sur les mains ! Ce serait le déshonneur de la France, que vous représentez.
Votre régime, Monsieur Hollande, se veut socialiste, s'il n'est plus
national - oh non ! Vous est-il vraiment indispensable de vous mettre à
la remorque des États-Unis, de vous faire le toutou du capitalisme
militariste américain, comme diraient vos camarades communistes ?
Bachar el-Assad. est assurément un dictateur féroce et sanguinaire.
S'il tombe, il sera remplacé par 150 à 200 dictateurs aussi féroces et
sanguinaires, si ce n'est plus. Avec Bachar el-Assad. les chrétiens sont tranquilles. Avec les islamistes, ils seront sauvagement exterminés.
Mon choix est fait. Et il devrait être celui de tout chrétien conscient.
Il ne nous reste plus qu'à compter sur Poutine pour empêcher que le pire n'arrive.
Merci d'avance à lui !
Longtemps, l'Orthodoxie a parlé à l'Occident en langages importés. Désormais, ce sont les langues maternelles occidentales qui "parlent orthodoxe". C'est un de ces parlers qu'on fera entendre ici, en souhaitant que ces paroles deviennent "verbe".Il faut verber, disait le Philosophe Inconnu. Pas d'équivoque ! Ces paroles sont miennes exclusivement, et n'engagent que moi : aucune Eglise, aucun organisme initiatique.
mardi 27 août 2013
NON A LA GUERRE EN SYRIE
dimanche 18 août 2013
17/08/2013
Lettre ouverte au Pape
François, par Hélios d'Alexandrie
Cette lettre ouverte est dure, presque virulente... Mais nous mettons-nous à la place des chrétiens d'Egypte qui, avec ceux du Proche-Orient, constituent les plus anciennes communautés chrétiennes au monde ? Ils font l'objet d'un pogrom généralisé dans l’indifférence complice des gouvernements occidentaux, y compris celui des Etats-Unis d'Amérique qui invoque Dieu à tout bout de champ !
Et si l'Eglise catholique romaine s'y met aussi !
C'est très évangélique d'aimer nos ennemis, comme notre Seigneur nous l'a ordonné. Mais a-t-il sous-entendu qu'il fallait leur livrer ou leur abandonner nos propres frères ?
Heureusement les Eglises orthodoxes ne l'entendent pas ainsi. Mais leur voix est inaudible en Occident. Seules portent la voix, et surtout l'action, de Vladimir Poussine. Quelques soient ses motifs profonds, il fait ce qu'il faut faire. Dieu le protège !
Hélios est un chrétien d'Egypte, probablement pas catholique romain ; mais le père Boulad l'est, qui dit la même chose.
Et si on les écoutait ?
Cette lettre ouverte est dure, presque virulente... Mais nous mettons-nous à la place des chrétiens d'Egypte qui, avec ceux du Proche-Orient, constituent les plus anciennes communautés chrétiennes au monde ? Ils font l'objet d'un pogrom généralisé dans l’indifférence complice des gouvernements occidentaux, y compris celui des Etats-Unis d'Amérique qui invoque Dieu à tout bout de champ !
Et si l'Eglise catholique romaine s'y met aussi !
C'est très évangélique d'aimer nos ennemis, comme notre Seigneur nous l'a ordonné. Mais a-t-il sous-entendu qu'il fallait leur livrer ou leur abandonner nos propres frères ?
Heureusement les Eglises orthodoxes ne l'entendent pas ainsi. Mais leur voix est inaudible en Occident. Seules portent la voix, et surtout l'action, de Vladimir Poussine. Quelques soient ses motifs profonds, il fait ce qu'il faut faire. Dieu le protège !
Hélios est un chrétien d'Egypte, probablement pas catholique romain ; mais le père Boulad l'est, qui dit la même chose.
Et si on les écoutait ?
Votre Sainteté,
Décidément vous avez décidé de plaire, non pas à St-Pierre dont vous êtes le successeur, ni à Jésus-Christ qui à trois reprises lui a dit : « pais mes brebis » mais au « monde », celui dont Jésus a parlé quand il a dit :
Décidément vous avez décidé de plaire, non pas à St-Pierre dont vous êtes le successeur, ni à Jésus-Christ qui à trois reprises lui a dit : « pais mes brebis » mais au « monde », celui dont Jésus a parlé quand il a dit :
« Dans le monde vous
aurez à souffrir, mais gardez courage! J’ai vaincu le monde.»
Il est loin le temps où l’Esprit Saint qui habitait les chrétiens transformait le « monde ». À présent c’est le « monde » qui transforme les chrétiens du plus humble jusqu’au plus élevé, c’est à dire jusqu’à vous. L’Église n’est certes pas populaire, l’Église a mauvaise presse, on peut même dire qu’elle est copieusement dénigrée, non sans raisons, mais lesquelles? Certainement pas parce qu’elle reflète de moins en moins le Christ et qu’elle a pratiquement cessé d’offrir l’Évangile à ceux qui ont faim et soif de vérité. Si ce n’était que pour cela elle se mériterait plutôt les éloges et les félicitations de ceux dont vous souhaitez l’approbation. Non, les censeurs contemporains et les ingénieurs sociaux, n’ont que faire du message évangélique qui les fait fuir, comme la lumière fait fuir les chauves-souris; le fiel qu’ils déversent à profusion sur l’Église n’a qu’un seul but, l’inciter à se transformer en miroir, pour refléter le « monde » qu’ils s’évertuent à remodeler.
Il est loin le temps où l’Esprit Saint qui habitait les chrétiens transformait le « monde ». À présent c’est le « monde » qui transforme les chrétiens du plus humble jusqu’au plus élevé, c’est à dire jusqu’à vous. L’Église n’est certes pas populaire, l’Église a mauvaise presse, on peut même dire qu’elle est copieusement dénigrée, non sans raisons, mais lesquelles? Certainement pas parce qu’elle reflète de moins en moins le Christ et qu’elle a pratiquement cessé d’offrir l’Évangile à ceux qui ont faim et soif de vérité. Si ce n’était que pour cela elle se mériterait plutôt les éloges et les félicitations de ceux dont vous souhaitez l’approbation. Non, les censeurs contemporains et les ingénieurs sociaux, n’ont que faire du message évangélique qui les fait fuir, comme la lumière fait fuir les chauves-souris; le fiel qu’ils déversent à profusion sur l’Église n’a qu’un seul but, l’inciter à se transformer en miroir, pour refléter le « monde » qu’ils s’évertuent à remodeler.
Grâce à vous l’Église est en train de vivre une métamorphose, elle cessera
d’être conservatrice, elle se conformera aux normes du « monde », et entrera
sagement dans le moule, celui d’une « avant-garde » conformiste et stérile, qui
se fait une obsession de suivre le courant dominant.
Bien dans l’esprit du temps, l’Église à travers vos déclarations
officielles, ne dit pas toute la vérité, seulement celle qui est correct ou
politiquement rentable de dire. Vos propos larmoyants sur la « mondialisation
de l’indifférence » à la plage de Lampedusa le 8 juillet dernier, font bon
marché des souffrances des habitants de cette petite île, jadis paisible, qui
sert de porte d’entrée à des centaines de milliers de jeunes musulmans, dont un
grand nombre se destine au djihad au cœur même de l’Europe. Quelle était votre
intention quand vous avez parlé de « mondialisation de l’indifférence?»
Souhaitez-vous que l’Italie, et tant qu’à y être l’Europe entière, affrètent
paquebots et traversiers pour recueillir ces clandestins sur les bords même de
l’Afrique? Avez-vous la conviction que les européens tardent à se suicider et
qu’ils feraient mieux de se dépêcher? À qui cherchez-vous à plaire par vos
propos, si ce n’est à ceux qui plaident haut et fort pour une politique de
porte grande ouverte à l'immigration, et qui pratiquent le terrorisme
intellectuel contre ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de l’Europe?
Il y a à peine quelques jours vous avez déploré les centaines de victimes
des affrontements entre les frères musulmans et les forces de l’ordre en
Égypte, ce faisant vous avez fait écho à la désinformation des médias en
occident, pour qui les assassins sont les victimes et ceux qui protègent leur
pays, les bourreaux. Pourtant, grâce à l’information de première main que vous
recevez régulièrement, vous étiez au courant des horreurs perpétrées par les
frères musulmans contre les chrétiens et les églises en Égypte. Vous avez
observé de votre palais pontifical, l’escalade continue de la violence
programmée et minutieusement exécutée contre tout ce qui est chrétien. Le 14
août, en quelques heures plus de soixante églises, monastères et couvents ont
été incendiées et plus de cent civils chrétiens égorgés ou lynchés par les
frères musulmans dans des attaques coordonnées, sans compter les centaines de
maisons et de commerces détruits, les viols, les rapts d’enfants et de jeunes
filles. Vous l’avez appris assez tôt mais vous avez choisi de ne rien dire.
La pyromanie anti-églises est sans aucun doute halal et conforme au coran
et à la sunna de Mahomet, pour qui, contrairement à votre prédécesseur, vous
exprimez le plus profond respect. Désireux de rebâtir les ponts avec les
milliers d’imams qui intoxiquent de leurs propos haineux l’esprit des jeunes en
Europe, vous vous êtes soigneusement abstenu de dénoncer le martyr systématique
des chrétiens, non seulement en Égypte mais partout dans les pays à majorité
islamique, particulièrement en Irak et en Syrie. Vous avez même demandé
publiquement aux chrétiens catholiques de s’autocensurer en s’interdisant de
dire la vérité sur l’islam et sur le double discours des islamistes.
Nul doute que vos prises de position ont comblé d’aise les élites «
intellectuelles », politiques et médiatiques, à preuve ils vous couvrent
d’éloges et ne se privent pas de claironner partout que le « changement »
longtemps souhaité est en voie de se produire au sein de l’Église.
Pensant aux martyrs des chrétiens par les musulmans, je me fais un devoir
de vous rappeler ces paroles que Jésus a prononcées la veille de sa crucifixion
:
« …L’heure vient où quiconque
vous tuera pensera rendre un culte à Dieu. Et cela, ils le feront pour
n’avoir reconnu ni le Père ni moi. Mais je vous ai dit cela, pour qu’une
fois leur heure venue, vous vous rappeliez que je vous l’ai dit. »
Et plus loin il a prononcé ces paroles :
« Dans le monde vous aurez à
souffrir. Mais gardez courage! J’ai vaincu le monde. »
Saviez-vous que les coptes d’Égypte se répètent constamment ces passages
de l’Évangile selon Saint-Jean pour se donner du courage et de la patience?
Pensant aux islamistes à l’égard de qui vous faites preuve de tant
d’empressement, je ne peux me priver de vous rappeler ce passage de l’Évangile
selon St-Mathieu :
« Méfiez-vous des faux
prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des
loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Cueille-t-on des raisins sur des épines? Ou des figues sur des chardons?...
Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit on le coupe et on le jette au
feu. »
Les fruits empoisonnés des islamistes on peut les cueillir partout, en
Égypte, en Syrie, en Palestine, en Irak, au Nigéria, au Pakistan, en Thaïlande,
en Indonésie aux Philippines et de plus en plus en Europe et en Amérique.
Peut-être est-il temps que vous commenciez à vous en méfier!
Pensant à votre désir de plaire aux bien-pensants et à ceux qui se font un
point d’honneur de mépriser le Christ et le christianisme je vous rappelle cet
autre passage de l’Évangile selon St-Mathieu :
« Le disciple n’est pas
au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son patron. Du moment qu’ils
ont traité de Belzébul (Satan) le maître de maison(le christ), que ne
diront-ils pas de sa maisonnée! »
Et plus loin il a ajouté ceci :
« Quiconque se
déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est dans les cieux; mais celui qui m’aura renié
devant les hommes, à mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les
cieux. »
Vous êtes le premier témoin du Christ, vous êtes également le successeur
de Pierre à qui Jésus après sa résurrection a dit par trois fois : «
Pais mes brebis! » Auparavant Jésus en parlant de lui-même avait dit :
«Je suis le bon
pasteur; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, qui n’est
pas le pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup,
il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse. »
La question que je permets de vous poser est celle-là : « Que ferez-vous
face au loup quand il se présentera? »
Et j’aimerais ajouter ceci : « ne trouvez-vous pas que les paroles que
Jésus-Christ a prononcées il y a presque deux mille ans sont étonnement d’actualité,
qu’elles s’appliquent à vous et aux évènements dramatiques qui se déroulent
dans le monde? »
Il me reste à espérer que cette
lettre vous parviendra et que vous aurez la patience de la lire. Si vous
trouvez mes paroles trop dures ou trop injustes, dites-vous que les chrétiens
qu’on terrorise, qu’on torture et qu’on tue en Égypte en Syrie et ailleurs,
subissent bien plus de dureté et d’injustice.
Votre frère dans le Christ,
Hélios d’Alexandrie
Rédigé le 17/08/2013 dans Chronique
d'Hélios d'Alexandrie | Lien permanent
repris de www.postedeveille.ca
vendredi 16 août 2013
Sur la Fête nationale
Sur la Fete nationale
La fête nationale de la
France chrétienne et royale (double pléonasme) a lieu le 15 août.
Il n’est pas inutile d’expliquer pourquoi.
Un peu d’histoire
Il n’est pas inutile d’expliquer pourquoi.
Un peu d’histoire
Sous l’ancienne
monarchie, il n’y avait pas de fête nationale. En tenaient lieu les très
nombreuses fêtes religieuses, dans lesquelles les peuples du royaume
(expression plus juste que « le peuple », notion forgée par la
révolution française), communiaient, avec les corps constitués, autour du roi,
dans une même piété et ferveur. Ces fêtes étaient d’importance inégale et elles
étaient célébrées avec plus ou moins
d’éclat selon cette importance. Pour le royaume prédominaient la fête de saint
Michel, le 29 septembre, et celle de saint Louis, le 25 août, tous deux protecteurs
de la France. S’y ajoutait à Paris la fête de sainte Geneviève, le 3 janvier,
protectrice particulière de la ville.
Néanmoins, dans toute l’étendue du royaume, la fête de l’Assomption, le 15 août, était célébrée avec un faste particulier, en application des prescriptions de ce qu’on a appelé « le vœu de Louis XIII », à savoir la consécration de la France à la très Sainte Vierge Marie (voir ci-dessous). Cette fête étant célébrée dans toute la France à la même date par un édit de l’autorité royale, on peut en bonne logique considérer qu’elle avait un caractère national même si elle n’en eut jamais l’appellation.
Néanmoins, dans toute l’étendue du royaume, la fête de l’Assomption, le 15 août, était célébrée avec un faste particulier, en application des prescriptions de ce qu’on a appelé « le vœu de Louis XIII », à savoir la consécration de la France à la très Sainte Vierge Marie (voir ci-dessous). Cette fête étant célébrée dans toute la France à la même date par un édit de l’autorité royale, on peut en bonne logique considérer qu’elle avait un caractère national même si elle n’en eut jamais l’appellation.
Cet édit fut aboli par l’assemblée
législative le 14 avril 1792, entre autres mesures antireligieuses comme l'interdiction du port du costume ecclésiastique.
C’est que les acteurs de la révolution qui étaient au départ en majorité
déistes, donc non chrétiens, devinrent au cours des ans, les uns succédant aux
autres au prix d’une suite d’épurations sanglantes, de plus en plus
viscéralement antichrétiens. On connaît les persécutions qui s’abattirent sur
ceux qui faisaient profession de christianisme et qui étaient par conséquent réputés
« ennemis de la révolution » : laïcs et surtout clercs, qui
furent massacrés ou, au mieux, déportés. Même ceux qui avaient juré de bonne
foi fidélité à la « constitution civile du clergé » (12 juillet-24 août
1790) furent assez vite tracassés, vilipendés, incités à apostasier. Le tout
accompagné de ce « vandalisme » dénoncé en pure perte par l’abbé
Grégoire, créateur du terme.
La première fête nationale de la France nouvelle fut la « fête de la Fédération » célébrée sur le Champ de Mars en présence du roi et de plus de 100 000 personnes par deux clercs futurs apostats : l’évêque d’Autun Talleyrand-Périgord et l’abbé Louis (futur baron Louis de la Restauration) entourés de 300 prêtres[1].
La première fête nationale de la France nouvelle fut la « fête de la Fédération » célébrée sur le Champ de Mars en présence du roi et de plus de 100 000 personnes par deux clercs futurs apostats : l’évêque d’Autun Talleyrand-Périgord et l’abbé Louis (futur baron Louis de la Restauration) entourés de 300 prêtres[1].
Vint après cela une « fête
de la fondation de la république » célébrée le 1er vendémiaire
de chaque année de 1793 à 1803.
Ensuite parut Napoléon.
L’Usurpateur usurpa aussi
la fête du 15 août. C’était la date anniversaire de sa naissance (15 août 1769)
et aussi celle de la ratification du concordat (15 août 1801)[2]
rétablissant la paix avec l’Eglise catholique romaine. Le légat du pape, le
cardinal Caprara, dénicha obligeamment un saint Néapolis jusqu’alors inconnu et
qu’on décida de fêter le 15 août. Ainsi
la Saint Napoléon devint-elle fête
nationale officielle, d’abord de 1806 à 1813 puis, sous le second Empire, de
1852 à 1870.
Ce n’est que par la loi
du 6 juillet 1880 que fut instituée une fête nationale de la république, en
commémoration de la fête de la fédération de 1790 (donc aussi, sans que ce soit
dit, de la prise de la Bastille).[3]
Le vœu de Louis XIII
Au bout de 23 ans de
mariage, la reine Anne d’Autriche n’attendait toujours pas d’enfant, ce qui
fragilisait la couronne, en plaçant en position d’héritier Gaston d’Orléans,
frère puîné de Louis XIII, intrigant patenté, conspirateur brouillon et poltron
(il abandonna toujours ses complices).. Même si le couple s’entendait mal, et même
fort mal, tous deux étaient très pieux et ils multipliaient prières et pèlerinages
en vue de cette grossesse tant désirée. Et voilà qu’au début de l’année 1638,
celle-ci se déclare. D’où cet édit du 16
février consacrant le royaume, le roi et la famille royale à la Reine des cieux.
Et le 5 septembre 1638 naquit le futur Louis XIV, le Grand Roi.[4]
Et le 5 septembre 1638 naquit le futur Louis XIV, le Grand Roi.[4]
Voici donc le texte de
cet édit, qui mérite d’être rappelé :
Louis, par la grâce de Dieu, roi
de France et de Navarre.
A tous ceux qui ces présentes
lettres verront, Salut.
Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous
avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la
conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre
personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours
de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté, que
d'accidents qui nous pouvaient perdre.
Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la
faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la
tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de
notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux
desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du diable
ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre
couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner
le mal avec autant de douceur que de justice.
La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui
n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour
en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en
tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des
succès si heureux à nos armes, qu'à la vue de toute l'Europe, contre
l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs
états dont ils avaient été dépouillés.
Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont
ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour
faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa
bonté le conserve et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la
reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même
main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire
sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être
obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en
trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous
vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la
mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu
par son fils rabaissé jusqu'à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu'à lui
; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne,
notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle
de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son
autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes
à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les
rendront hosties agréables et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été
médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très
sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume,
nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne
et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de
défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que,
soit qu'il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix
que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la
grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse
manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle
de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau
le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne
dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous
serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre
couronne et notre sceptre.
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui
enjoignons que tous les ans le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire
commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son
église cathédrale, et qu'après les vêpres du dit jour, il soit fait une
procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies
souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui
s'observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons
aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des
monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et
villages du dit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume
et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs
églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu'à la dite
cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les
principaux officiers de la ville y soient présents ; et d'autant qu'il y a
plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les
dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des
dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d'y élever un autel avec un
ornement convenable à une action si célèbre et d'admonester tous nos peuples
d'avoir une dévotion particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa
protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert
de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse largement d'une bonne
paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour
laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir.
Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de
grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.
C’est donc à bon droit que les royalistes légitimistes
célèbrent, au lieu d’une fête républicaine et païenne, la fête, comme je le
disais en commençant, de la France chrétienne et royale.
![]() |
Le vœu de Louis XIII (Philippe de Champaigne) |
[1]
La petite histoire conte que Talleyrand, se tournant vers son acolyte, lui
aurait glissé à mi-voix : Ne me faites pas rire !
[2]
Signé le 15 juillet, ratifié par le pape Pie VII le 15 août.
[3]
La « Marseillaise » avait été décrétée hymne national le 14 février
1879.
[4]
A certains qui parlaient de miracle, Louis XIII répondit en bougonnant :
Le beau miracle qu’un mari fasse un enfant à sa femme quand il couche avec
elle ! Joli mot d’esprit. N’empêche qu’il avait fallu attendre 23 ans.
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