11 juin 1775 : sacre de Louis XVI (1754-1793), roi de France de 1774 à 1793.
Longtemps, l'Orthodoxie a parlé à l'Occident en langages importés. Désormais, ce sont les langues maternelles occidentales qui "parlent orthodoxe". C'est un de ces parlers qu'on fera entendre ici, en souhaitant que ces paroles deviennent "verbe".Il faut verber, disait le Philosophe Inconnu. Pas d'équivoque ! Ces paroles sont miennes exclusivement, et n'engagent que moi : aucune Eglise, aucun organisme initiatique.
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dimanche 15 juin 2014
vendredi 16 mai 2014
Anniversaire royal du 16 mai
16 mai 1770 : mariage du duc de Berry, futur Louis XVI (1754-1793) avec l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche (1755-1793).
dimanche 11 mai 2014
Anniversaires royaux du 10 mai (avec des commentaires)
10 mai 1774 : décès de Louis XV (né en 1710), arrière-petit-fils de Louis XIV et son successeur, roi de France de 1715 à 1774.
Un des rois de France les plus dénigrés car incompris. Son long règne n'a pas été des plus heureux. Il a été desservi par les circonstances autant que par ses ministres, à une exception près.
L'enfant roi avait hérité d'une France saignée à blanc par la guerre de Succession d'Espagne, peut-être la plus nécessaire des guerres de Louis XIV car, en mettant sur le trône d'Espagne un Bourbon, son petit-fils le duc d'Anjou, devenu Philippe V (1683-1746), elle évitait la reconstitution de l'empire de Charles-Quint, qui eût été funeste à la France. Mais celle-ci n'en pouvait plus.
Le duc d'Orléans, neveu de Louis XIV, désigné comme régent mais au pouvoir très encadré par le testament du feu roi ,s'était empressé de le faire casser par le Parlement - comme l’avaient été ceux d''Henri IV et de Louis XIII - redonnant à celui-ci un pouvoir dont il ne devait plus se départir, ce qui eut des conséquences désastreuses pour le régime. Et il n'est pas inutile de mentionner la désastreuse expérience bancaire de Law. Des historiens se sont évertués à réhabiliter le gouvernement du Régent (1710-1723), mais sans grand succès : après avoir tenté de rétablir un pouvoir partagé avec les Grands (les ducs et pairs) il était revenu à l'absolutisme qu'il avait entre temps considérablement affaibli.
Le grand ministre de Louis XV, premier ministre de facto, fut son ancien précepteur le cardinal de Fleury (né en 1653, aux affaires de de 1726 jusqu’à sa mort en 1743) qui se montra un gouvernant de premier ordre que Chateaubriand n'hésite pas à mentionner à la suite des autres grands cardinaux-ministres Richelieu et Mazarin. Après Fleury, les choses allèrent de mal en pis. Il manqua cruellement à Louis XV l'équipe exceptionnels de ministres, les Colbert et Louvois et autres, qui avaient assuré l’administration rigoureuse qui avait caractérisé le règne du Grand Roi. On peut citer le comte de Choiseul, bon ministre des affaires étrangères, obnubilé par la revanche à prendre sur l'Angleterre, mais lié aux parlementaires, qui étaient devenus les principaux adversaires de la monarchie et qui dut être disgracié.
La politique étrangère du roi fut erratique, à cause de l'instabilité de l'Europe, due principalement à la fourberie et à la mégalomanie du roi de Prusse, Frédéric le Grand, qui n'hésita jamais à renier sa parole et à trahir ses alliés, dont un temps le France. Et c'est cet homme, dont les "philosophes", Voltaire en tête, avaient fait le parangon du "despote éclairé" ! D'où des renversements d'alliance devenus inévitables, mais incompris de l'opinion (qui prenait une importance croissante). D'où, entre autres guerres, la "guerre de Sept Ans " (1756-1763), considérée comme la "première guerre mondiale" car les Etats européens en lice s'y affrontèrent sur tous les continents et tous les océans. Les principaux protagonistes, la France et l'Angleterre, en sortirent épuisés ; mais si la France n'avait pas perdu la guerre sur terre (quoi que les ennemis de la monarchie, Voltaire en tête, aient prétendu), l'Angleterre avait conquis la souveraineté des mers - qu'elle n'allait pas abdiquer de sitôt. D'où le traité de Paris (septembre 1763) où la France dut abandonner tout son empire colonial : le Canada, les Indes, les comptoirs du Sénégal...Dès lors la primauté d'Albion fut assurée pour un siècle et demi.
La personnalité du roi a été proprement calomniée. Très intelligent et instruit, il était bon et très aimable en privé. Mais il était affligé d'une grande timidité qui, jointe à un manque d'obstination dû à un certain scepticisme, l’empêchait de s'affirmer quand il eût fallu. Sa vie sexuelle dissolue qui lui valut une impopularité peu compréhensible en une époque qui ne brillait pas par l'amour de la morale (qu'on pense à Laclos, à Sade, à Crébillon...) n'avait rien à envier à celle de son illustre ancêtre dans la première partie de son règne. Mais le roi était bon chrétien et, sachant qu'il ne pouvait refréner ses ardeurs, il s'abstint toute sa vie de communier pour ne pas commettre de sacrilège.
Au demeurant, il savait pratiquer l'amitié. Et c'est ainsi que madame de Pompadour - femme de tête, femme de coeur et femme de goût, protectrice des arts et des lettres, injustement calomniée elle aussi - demeura son amie bien après avoir cessé d'être son amante.
En résumé, Louis XV ne fut pas le roi qu'il fallait à son temps. La société léguée par Louis XIV et le Régent était sans conteste une société bloquée. A une société bloquée il faut un despote : soit un despote tout court, pour la maintenir par force aussi longtemps que possible, soit un despote éclairé pour faire sauter par force les blocages, tel Pierre le Grand en Russie. Louis XV était éclairé, mais il n'était pas un despote.
Son grand acte d'autorité, qui eût probablement évité la révolution (Jean Tulard) , fut la réforme par laquelle le chancelier Maupeou décida en 1771, la dissolution des Parlements, remplacés par les conseils supérieurs nommés par le roi, l'exil de leurs membres, l’abolition de la vénalité des offices, l'égalité de tous devant la justice. Malheureusement après la mort du roi, Louis XVI rétablit les anciens Parlements, triomphants, dans leurs prérogatives et dignités. Maupeou disgrâcié eut cette phrase prémonitoire : « J'avais fait gagner au roi un procès de trois siècles. Il veut le reperdre, il est bien le maître. » L'historien Jean-Christian Petitfils indique qu'il aurait ajouté de façon bien moins sentencieuse : « il est foutu ».
Moralité : la noblesse de robe est la première responsable de la révolution.
La seconde responsable est la faiblesse d'un roi de 20 ans jointe à son manque de discernement.
10 mai 1774 : avènement de Louis XVI (né en 1754), roi de France de 1774 à 1791, roi des Français de 1791 à 1793. Petit-fils de Louis XV. Il devint roi en quelque sorte par défaut après le décès de son père et de ses deux frères aînés.
Comme homme privé, il était le parfait "honnête homme" de l'idéal classique. Cultivé, curieux de tout, passionné d'histoire et de géographie (il suivait avec un intérêt attentif les voyages de découverte de Bougainville), bon et doux, très pieux, mais encore plus timide et indécis que son aïeul, impressionné par le brillant de sa belle jeune épouse, complètement dépourvu de sens politique, d'autant que son christianisme était teinté de rousseauisme (croyance en la bonté innée des hommes, etc.), il n'était évidemment pas le monarque de la situation.
Sa première décision désastreuse fut l'abolition de la réforme Maupeou.
La seconde fut la convocation des Etats généraux, opération toujours périlleuse pour la monarchie, mais encore davantage, vu la puissance de l'opinion, qu'elle l'avait été sous Henri III et sous Marie de Médicis. Encore eût-il fallu les disperser lorsqu'ils se proclamèrent Assemblée nationale ; Mirabeau avait proclamé : "Nous sommes ici par la volonté du peuple, nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ! " : eh bien, il fallait le prendre au mot !
Troisième et dernière décision désastreuse : le départ de Versailles pour les Tuileries. A partir de là, la monarchie était foutue, pour reprendre le mot de Maupeou. Le séjour de Paris, foyer de touts les révoltes, a toujours été néfaste aux monarques.
Louis XVI voulait "épargner le sang de son peuple" : on ne sait que trop ce qu'il est advenu, des flots de sang innocent répandu - dont le sien. Dernier roi très chrétien, il est mort en martyr de sa foi - car c'est cela que la rage révolutionnaire a voulu abattre et abolir.
Un des rois de France les plus dénigrés car incompris. Son long règne n'a pas été des plus heureux. Il a été desservi par les circonstances autant que par ses ministres, à une exception près.
L'enfant roi avait hérité d'une France saignée à blanc par la guerre de Succession d'Espagne, peut-être la plus nécessaire des guerres de Louis XIV car, en mettant sur le trône d'Espagne un Bourbon, son petit-fils le duc d'Anjou, devenu Philippe V (1683-1746), elle évitait la reconstitution de l'empire de Charles-Quint, qui eût été funeste à la France. Mais celle-ci n'en pouvait plus.
Le duc d'Orléans, neveu de Louis XIV, désigné comme régent mais au pouvoir très encadré par le testament du feu roi ,s'était empressé de le faire casser par le Parlement - comme l’avaient été ceux d''Henri IV et de Louis XIII - redonnant à celui-ci un pouvoir dont il ne devait plus se départir, ce qui eut des conséquences désastreuses pour le régime. Et il n'est pas inutile de mentionner la désastreuse expérience bancaire de Law. Des historiens se sont évertués à réhabiliter le gouvernement du Régent (1710-1723), mais sans grand succès : après avoir tenté de rétablir un pouvoir partagé avec les Grands (les ducs et pairs) il était revenu à l'absolutisme qu'il avait entre temps considérablement affaibli.
Le grand ministre de Louis XV, premier ministre de facto, fut son ancien précepteur le cardinal de Fleury (né en 1653, aux affaires de de 1726 jusqu’à sa mort en 1743) qui se montra un gouvernant de premier ordre que Chateaubriand n'hésite pas à mentionner à la suite des autres grands cardinaux-ministres Richelieu et Mazarin. Après Fleury, les choses allèrent de mal en pis. Il manqua cruellement à Louis XV l'équipe exceptionnels de ministres, les Colbert et Louvois et autres, qui avaient assuré l’administration rigoureuse qui avait caractérisé le règne du Grand Roi. On peut citer le comte de Choiseul, bon ministre des affaires étrangères, obnubilé par la revanche à prendre sur l'Angleterre, mais lié aux parlementaires, qui étaient devenus les principaux adversaires de la monarchie et qui dut être disgracié.
La politique étrangère du roi fut erratique, à cause de l'instabilité de l'Europe, due principalement à la fourberie et à la mégalomanie du roi de Prusse, Frédéric le Grand, qui n'hésita jamais à renier sa parole et à trahir ses alliés, dont un temps le France. Et c'est cet homme, dont les "philosophes", Voltaire en tête, avaient fait le parangon du "despote éclairé" ! D'où des renversements d'alliance devenus inévitables, mais incompris de l'opinion (qui prenait une importance croissante). D'où, entre autres guerres, la "guerre de Sept Ans " (1756-1763), considérée comme la "première guerre mondiale" car les Etats européens en lice s'y affrontèrent sur tous les continents et tous les océans. Les principaux protagonistes, la France et l'Angleterre, en sortirent épuisés ; mais si la France n'avait pas perdu la guerre sur terre (quoi que les ennemis de la monarchie, Voltaire en tête, aient prétendu), l'Angleterre avait conquis la souveraineté des mers - qu'elle n'allait pas abdiquer de sitôt. D'où le traité de Paris (septembre 1763) où la France dut abandonner tout son empire colonial : le Canada, les Indes, les comptoirs du Sénégal...Dès lors la primauté d'Albion fut assurée pour un siècle et demi.
La personnalité du roi a été proprement calomniée. Très intelligent et instruit, il était bon et très aimable en privé. Mais il était affligé d'une grande timidité qui, jointe à un manque d'obstination dû à un certain scepticisme, l’empêchait de s'affirmer quand il eût fallu. Sa vie sexuelle dissolue qui lui valut une impopularité peu compréhensible en une époque qui ne brillait pas par l'amour de la morale (qu'on pense à Laclos, à Sade, à Crébillon...) n'avait rien à envier à celle de son illustre ancêtre dans la première partie de son règne. Mais le roi était bon chrétien et, sachant qu'il ne pouvait refréner ses ardeurs, il s'abstint toute sa vie de communier pour ne pas commettre de sacrilège.
Au demeurant, il savait pratiquer l'amitié. Et c'est ainsi que madame de Pompadour - femme de tête, femme de coeur et femme de goût, protectrice des arts et des lettres, injustement calomniée elle aussi - demeura son amie bien après avoir cessé d'être son amante.
En résumé, Louis XV ne fut pas le roi qu'il fallait à son temps. La société léguée par Louis XIV et le Régent était sans conteste une société bloquée. A une société bloquée il faut un despote : soit un despote tout court, pour la maintenir par force aussi longtemps que possible, soit un despote éclairé pour faire sauter par force les blocages, tel Pierre le Grand en Russie. Louis XV était éclairé, mais il n'était pas un despote.
Son grand acte d'autorité, qui eût probablement évité la révolution (Jean Tulard) , fut la réforme par laquelle le chancelier Maupeou décida en 1771, la dissolution des Parlements, remplacés par les conseils supérieurs nommés par le roi, l'exil de leurs membres, l’abolition de la vénalité des offices, l'égalité de tous devant la justice. Malheureusement après la mort du roi, Louis XVI rétablit les anciens Parlements, triomphants, dans leurs prérogatives et dignités. Maupeou disgrâcié eut cette phrase prémonitoire : « J'avais fait gagner au roi un procès de trois siècles. Il veut le reperdre, il est bien le maître. » L'historien Jean-Christian Petitfils indique qu'il aurait ajouté de façon bien moins sentencieuse : « il est foutu ».
Moralité : la noblesse de robe est la première responsable de la révolution.
La seconde responsable est la faiblesse d'un roi de 20 ans jointe à son manque de discernement.
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| Louis XV |
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| le cardinal de Fleury |
10 mai 1774 : avènement de Louis XVI (né en 1754), roi de France de 1774 à 1791, roi des Français de 1791 à 1793. Petit-fils de Louis XV. Il devint roi en quelque sorte par défaut après le décès de son père et de ses deux frères aînés.
Comme homme privé, il était le parfait "honnête homme" de l'idéal classique. Cultivé, curieux de tout, passionné d'histoire et de géographie (il suivait avec un intérêt attentif les voyages de découverte de Bougainville), bon et doux, très pieux, mais encore plus timide et indécis que son aïeul, impressionné par le brillant de sa belle jeune épouse, complètement dépourvu de sens politique, d'autant que son christianisme était teinté de rousseauisme (croyance en la bonté innée des hommes, etc.), il n'était évidemment pas le monarque de la situation.
Sa première décision désastreuse fut l'abolition de la réforme Maupeou.
La seconde fut la convocation des Etats généraux, opération toujours périlleuse pour la monarchie, mais encore davantage, vu la puissance de l'opinion, qu'elle l'avait été sous Henri III et sous Marie de Médicis. Encore eût-il fallu les disperser lorsqu'ils se proclamèrent Assemblée nationale ; Mirabeau avait proclamé : "Nous sommes ici par la volonté du peuple, nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ! " : eh bien, il fallait le prendre au mot !
Troisième et dernière décision désastreuse : le départ de Versailles pour les Tuileries. A partir de là, la monarchie était foutue, pour reprendre le mot de Maupeou. Le séjour de Paris, foyer de touts les révoltes, a toujours été néfaste aux monarques.
Louis XVI voulait "épargner le sang de son peuple" : on ne sait que trop ce qu'il est advenu, des flots de sang innocent répandu - dont le sien. Dernier roi très chrétien, il est mort en martyr de sa foi - car c'est cela que la rage révolutionnaire a voulu abattre et abolir.
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| Louis XVI |
samedi 29 mars 2014
Anniversaire royal du 27 mars
27 mars 1785 : naissance de Louis Charles de France (+ 8 juin 1795), fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, Louis XVII, enfant-roi martyr.
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| Louis XVII dessiné par son père Louis XVI |
mardi 28 janvier 2014
Discours de Mgr le duc d'Anjou lors de la commémoration de la mort de Louis XVI
25 janvier 2014 :
Discours de Mgr. le duc d'Anjou, Louis de Bourbon
Discours de Mgr. le duc d'Anjou, Louis de Bourbon
A l'occasion de la
journée du souvenir organisé par l'Institut Duc d'Anjou, monseigneur le duc
d'Anjou, chef de la maison de Bourbon, a prononcé ce discours lors du banquet
organisé dans un restaurant Parisien.
Mon Père [1],
Monsieur l'Administrateur[2],
Chers amis,
Quel plaisir de vous retrouver après cette cérémonie à la
mémoire du roi Louis XVI qui nous a réunis, si nombreux, dans l'émotion et le
souvenir.
Je commencerai par vous souhaiter une bonne et heureuse
année, pour vous, les vôtres, vos familles, vos enfants. Mais ces vœux, je les
adresse aussi plus largement à la France toute entière et aux Français. Je
pense, notamment, à tous ceux qui se trouvent confrontés à des situations
douloureuses de tout ordre. Beaucoup de nos contemporains souffrent, doutent,
parfois sont désenchantés.
Depuis des années, dans mes interventions publiques, j'ai
rappelé qu'il ne s'agit pas pour nous d'être des nostalgiques, mais d'être des
artisans de l'avenir.
Les exemples des grandes figures de la royauté vont dans ce
sens. C'est à cela que sert la mémoire.
Louis XVI que nous venons d'honorer à travers cette belle
cérémonie nous y convie. Mais, en 2014, un autre roi nous y aidera aussi :
Louis IX, saint Louis, dont nous commémorons le 800e anniversaire de la
naissance, survenue en 1214, la même année que la bataille de Bouvines.
Saint Louis, par l'exemple de son œuvre et de sa vie, laisse
une fondation solide sur laquelle il est toujours possible de construire. Son
œuvre a été celle d'un roi qui a permis à la Couronne de retrouver sa
souveraineté face aux grands féodaux ; celle d'un roi qui a été habité par les
valeurs chrétiennes pour réformer la justice et les institutions. Il a montré
ainsi que l'éthique était au cœur de l'action publique. Voilà des principes
encore bien actuels. Si actuels que, s'ils ne sont pas rappelés d'abord, puis
remis au centre de l'action, notre société continuera à être instable et
fragile.
Mais aujourd'hui, que représentons-nous ? Que
souhaitons-nous ? A quoi sert de s'inscrire dans une tradition millénaire ?
Cela n'a vraiment de sens que si nous voulons apporter
quelque chose à la société. Or, la société contemporaine est en pleine
mutation. Je pense qu'elle a besoin de ce que la tradition représente et peut
encore lui apporter.
Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place
que la tradition donne à l'aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme
mon père l'a fait avant moi, que notre position est d'une nature différente.
Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur
cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits, étant
disponibles.
Cette union a permis au royaume de France de se constituer
peu à peu, du petit domaine entourant Paris, jusqu'aux frontières actuelles que
Louis XVI s'évertuait à ouvrir au monde avec La Pérouse et les combats menés en
Amérique contre l'Angleterre.
Tel est le miracle capétien, celui de la France aussi.
La France a progressé dans le cadre de la royauté dont les
institutions reposaient sur la défense des faibles et sur les valeurs héritées
du message chrétien dont la première est le Bien commun. Saint Louis en a été
le modèle que ses descendants ont suivi.
Le successeur légitime des rois de France doit conserver
intact cet héritage, précieux trésor pour l'avenir. Ces valeurs ont fait leur
preuve puisqu'elles ont permis à notre pays d'être gouverné et de progresser
pendant huit siècles. Ce sont elles qui ont animé génération après génération
les meilleurs de nos enfants. Cette permanence montre combien elles sont
justes. Ce Bien commun passe par l'unité nécessaire contre toutes les
féodalités et les individualités qui veulent toujours s'imposer et imposer
leurs lois. Ce Bien commun est aussi inspiré par le souci de la justice et du
progrès social reposant sur la réalité et non l'idéalisme.
Devant les interrogations de notre génération actuelle face
aux erreurs passées, nous croyons bien que nous aspirons à un renouveau. Le pape
François agit dans le même esprit en dénonçant avec vigueur les dérives de
toutes sortes, notamment éthiques, qui désagrègent notre société.
Dans cette quête de renouveau et de sens, les jeunes se
mobilisant. Ils retrouvent, faisant preuve d'une étonnante clairvoyance, le
vrai, le juste et le beau. Ils l'expriment à leur manière et notamment à l'aide
de tous les nouveaux modes de communication. J'y vois un message d'avenir. La
ténacité de ceux qui ne furent d'abord que des sentinelles, des veilleurs, est
assez puissante pour, peu à peu, amener des changements législatifs majeurs,
comme l'Espagne nous en montre actuellement l'exemple. Nous savons que nous
pouvons compter sur la puissance de la tradition et de ses réussites.
La force de la royauté a toujours été de savoir s'adapter
aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l'homme créé
à l'image de Dieu. Cette vérité de saint Louis, qui fut encore celles des
grandes réformes du XVIIIe siècle initiées par les rois Louis XV et Louis XVI
et que la Révolution est venue détourner, demeure actuelle. Saurons-nous
l'entendre et la mettre en œuvre ?
Ce message est celui du présent et de l'avenir. Fidèle à la
tradition royale française, je le porte, me sachant soutenu par l'exemple de
mes ancêtres et par l'espoir qui vous anime.
Merci.
Louis
mardi 21 janvier 2014
Sur le sang répandu du roi Louis de bienheureuse mémoire
Il n'y a pas de doute qu'en martyrisant le roi très-chrétien Louis XVI, ses meurtriers ont voulu mettre à mort, non seulement la monarchie - en l'occurrence une monarchie vieille d'un millénaire et demi, la plus ancienne du monde occidental - mais aussi le christianisme.
Ces massacres commencés dès l'été 1789 et qui ont trouvé leur apogée symbolique avec l'exécution du roi le 21 janvier 1793, suivie par celle de la reine la 16 octobre, et enfin la mort ignominieuse, par suite de mauvais traitements, du petit Dauphin le 8 juin 1795 à l'âge de 10 ans, dont 7 ans de captivité !, tous ces évévements marquent, que leurs acteurs en fussent conscients (beaucoup l'étaient) ou bien inconscients, la possession satanique de forces destinées à tout détruire des traditions, à faire "table rase du passé", de manière à façonner, en concurrence de Dieu, un monde radicalement nouveau peuplé d'hommes radicalement nouveaux.
Entreprise dont le Prométhée s'appelle Lucifer, et qui s'est reproduite à plusieurs reprises dans le monde occidental : en Angleterre, en Ecosse et surtout en Irlande avec Cromwell ; en France avec toute la horde apocalyptique qui désola le pays et massacra les citoyens durant plus de 5 ans, avec pour parachèvement Robespierre l’Incorruptible et Saint-Just, l'Ange de la Terreur ; en Russie, avec Lénine puis Staline; en Allemagne avec Hitler ; en Chine avec Mao Tse-Toung ; au Cambodge avec Pol Pot... on n'en finirait pas avec l'énumérations des grands et petits satans dont Dieu tout-puissant a permis le déchaînement dans ce bas-monde. Oh oui, Lui à la fin sera vainqueur ; Il est déjà vainqueur : " Courage, nous dit le Christ à travers ses disciples, j'ai vaincu le monde !" (Jean 16/33). Il l'a vaincu par son sang, il l'a vaincu par le sang de ses disciples.
Et Il l'a vaincu, ce monde, par le sang du roi martyr, son autre disciple. Le Christ a versé son sang pour le monde entier, mais d'abord pour son peuple, le peuple élu. Quand ce peuple crie : "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!", qu'appelle-t-il, inconsciemment ? la malédiction, comme les prosopopées antijudaïques l'ont prétendu durant des siècles ? point du tout ! au contraire, la bénédiction ! car le sang du Sauveur est salvifique. Le peuple de Dieu sera sauvé un jour,et sauvé tout entier (saint Paul l'a annoncé dans l'épître aux Romains, par le sang de ce Dieu qu'il a mis à mort.
De même aussi pour le roi Louis, icône parfaite du Christ martyrisé. Il était icône de Dieu tout-puisssant en tant que roi de droit divin :"Car les rois sont de Dieu les images parfaites", a écrit Corneille. Et il est devenu icône de Dieu humilié et immolé (son confesseur l'abbé Edgeworth de Firmont n'a pas manqué de le lui rappeler sur l'échafaud). Et comme le Christ, son sang versé par son peuple, il l'a offert pour son peuple.
C'est la raison pour laquelle j'ai la ferme espérance que, comme Israël, la France infidèle à Dieu mais aimée de Dieu, aimée aussi de sa très sainte Mère à qui elle fut confiée par le roi Louis XIII, sera un jour sauvée des portes de l'enfer... Quand ? c'est le mystère de la Providence, le secret du Roi des rois.
Ces massacres commencés dès l'été 1789 et qui ont trouvé leur apogée symbolique avec l'exécution du roi le 21 janvier 1793, suivie par celle de la reine la 16 octobre, et enfin la mort ignominieuse, par suite de mauvais traitements, du petit Dauphin le 8 juin 1795 à l'âge de 10 ans, dont 7 ans de captivité !, tous ces évévements marquent, que leurs acteurs en fussent conscients (beaucoup l'étaient) ou bien inconscients, la possession satanique de forces destinées à tout détruire des traditions, à faire "table rase du passé", de manière à façonner, en concurrence de Dieu, un monde radicalement nouveau peuplé d'hommes radicalement nouveaux.
Entreprise dont le Prométhée s'appelle Lucifer, et qui s'est reproduite à plusieurs reprises dans le monde occidental : en Angleterre, en Ecosse et surtout en Irlande avec Cromwell ; en France avec toute la horde apocalyptique qui désola le pays et massacra les citoyens durant plus de 5 ans, avec pour parachèvement Robespierre l’Incorruptible et Saint-Just, l'Ange de la Terreur ; en Russie, avec Lénine puis Staline; en Allemagne avec Hitler ; en Chine avec Mao Tse-Toung ; au Cambodge avec Pol Pot... on n'en finirait pas avec l'énumérations des grands et petits satans dont Dieu tout-puissant a permis le déchaînement dans ce bas-monde. Oh oui, Lui à la fin sera vainqueur ; Il est déjà vainqueur : " Courage, nous dit le Christ à travers ses disciples, j'ai vaincu le monde !" (Jean 16/33). Il l'a vaincu par son sang, il l'a vaincu par le sang de ses disciples.
Et Il l'a vaincu, ce monde, par le sang du roi martyr, son autre disciple. Le Christ a versé son sang pour le monde entier, mais d'abord pour son peuple, le peuple élu. Quand ce peuple crie : "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!", qu'appelle-t-il, inconsciemment ? la malédiction, comme les prosopopées antijudaïques l'ont prétendu durant des siècles ? point du tout ! au contraire, la bénédiction ! car le sang du Sauveur est salvifique. Le peuple de Dieu sera sauvé un jour,et sauvé tout entier (saint Paul l'a annoncé dans l'épître aux Romains, par le sang de ce Dieu qu'il a mis à mort.
De même aussi pour le roi Louis, icône parfaite du Christ martyrisé. Il était icône de Dieu tout-puisssant en tant que roi de droit divin :"Car les rois sont de Dieu les images parfaites", a écrit Corneille. Et il est devenu icône de Dieu humilié et immolé (son confesseur l'abbé Edgeworth de Firmont n'a pas manqué de le lui rappeler sur l'échafaud). Et comme le Christ, son sang versé par son peuple, il l'a offert pour son peuple.
C'est la raison pour laquelle j'ai la ferme espérance que, comme Israël, la France infidèle à Dieu mais aimée de Dieu, aimée aussi de sa très sainte Mère à qui elle fut confiée par le roi Louis XIII, sera un jour sauvée des portes de l'enfer... Quand ? c'est le mystère de la Providence, le secret du Roi des rois.
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| icône russe sculptée sur bois du roi Louis XVI |
dimanche 19 janvier 2014
Anniversaires royaux du 21 janvier

21 janvier 1793 : MARTYRE DU ROI TRES-CHRETIEN LOUIS XVI,
à l'âge de 39 ans.
21 janvier 1338: naissance de Charles V, roi de France de 1364 à 1380, fils de Jean le Bon (Jean II) et de Bonne de Luxembourg.
Régent de France durant les deux captivités du roi à Bordeaux puis à Londres, de 1356 (après le désastre de Poitiers) à 1360 (traité de Brétigny) puis de janvier à avril 1364 (mort du roi).
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| Charles V et sa cousine et épouse Jeanne de Bourbon |
jeudi 17 janvier 2013
MESSES DE REQUIEM A LA MEMOIRE De LOUIS XVI
LISTE
DES MESSES DE REQUIEM A LA MEMOIRE DU ROI LOUIS XVI
220e
anniversaire du martyre de Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XVI
« Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. »
Listes des messes de requiem à la mémoire de Sa Majesté Très Chrétienne Le Roi Louis XVI et de la Famille royale, les 19, 20, 21, 26 & 27 janvier 2013.
Samedi 19 janvier
Le Planquay : 11h, Messe en l’Église du Planquay.
Louailles : 11h, Messe en l’Église de Louailles.
Lyon : 10h30, Messe à la mémoire du Roi Louis XVI et pour la France, célébrée par Monsieur l’Abbé Éric Pepino. Église de l’Immaculée Conception - Rue Pierre Corneille Lyon 3° - En présence de SAR le Prince Rémy de Bourbon Parme représentant SAR le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou. Avec la participation des trompes de la Diane Lyonnaise.
Versailles : 15h30, messe d’action de grâce organisée par l’Institut Duc d’Anjou, en la cathédrale Saint-Louis de Versailles, célébrée par Mgr Philippe Breton, évêque émérite d’Aire et Dax, et présidée par SAR Mgr le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou.
Dimanche 20 janvier
Amiens : 10h30, Chapelle, 195 rue Léon Dupontreué.
Nice : Journée-hommage (Messe, Déjeuner, Conférence) : renseignements au
Nancy : 9h25, Église Saint Pierre, Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny.
Nantes : 12h30 : Dépôt de Gerbe en hommage à Louis XVI et aux victimes de la Révolution .
Belloy (Oise) : 11h00, Messe, Église de Belloy.
Paris : 10h30, messe pour le repos de l’âme du roi Louis XVI et pour la famille royale organisée par l’Institut de la Maison de Bourbon, en la Chapelle Expiatoire de Paris (rit extraordinaire).
- Paris, Marche aux flambeaux en hommage à Louis XVI. Rendez-vous devant l’église de La Madeleine à 18h00 précises.
Lundi 21 Janvier
La Gaubretière (Vendée) : 10h30, en la chapelle de Ramberge.
Saint-Denis : 12h00, en la Basilique Saint-Denis (rit extraordinaire).
Paris : 18h00, Eglise Saint Nicolas du Chardonnet (5ème).
Montpellier: 18h00, Chapelle des pénitents Bleus, rue des Étuves.
Béziers : 18h00, Église des Pénitents, rue du 4 Septembre.
Grenoble : 18h00, messe en la Collégiale saint-André.
La
Rochelle (17000) 18h15, cathédrale St-Louis, place de Verdun
Marseille : 18h30, Eglise Saint Pie X, 44,
rue Tapis Vert (1er).
Ceyssac (43000 – Le Puy-en-Velay), 18h30 en l’église de Ceyssac , célébrée selon le rite latin traditionnel.
Toulon : 18h30, Eglise Sainte Philomene, 125 bd Grignan, Le Mourillon, 83000 Toulon
Toulon : 18h30, Paroisse Saint-François de Paule. Messe célébrée par Mgr. Rey, évêque de Fréjus-Toulon.
Fabrègues : 18h30, Prieuré Saint-François de Sales, 1 rue Neuve des Horts.
Lyon : 18h30, Église Saint-Denis de la Croix-rousse.
Roullet-Saint-Estèphe : 18h30, messe en l’église de Roullet-Saint-Estèphe.
Bordeaux : 19h00, Eglise saint-Bruno (tram ligne A).
Marseille : 19h00, Basilique du Sacré-Coeur, avenue du Prado.
Rennes, 19h00 messe dans la forme extraordinaire du rite romain, chapelle saint François, 43 rue de Redon, Rennes
Mulhouse : 19h30, en l’église Saint-Etienne dans la forme extraordinaire du rit romain.
Paris, Eglise Saint-Eugène, 4, rue du Conservatoire, 75009 Paris, 19h00, avec La Schola Sainte Cécile
Samedi 26 janvier
Nîmes : 11h, messe en l’Église Sainte Perpétue
Ceyssac (43000 – Le Puy-en-Velay), 18h30 en l’église de Ceyssac , célébrée selon le rite latin traditionnel.
Toulon : 18h30, Eglise Sainte Philomene, 125 bd Grignan, Le Mourillon, 83000 Toulon
Toulon : 18h30, Paroisse Saint-François de Paule. Messe célébrée par Mgr. Rey, évêque de Fréjus-Toulon.
Fabrègues : 18h30, Prieuré Saint-François de Sales, 1 rue Neuve des Horts.
Lyon : 18h30, Église Saint-Denis de la Croix-rousse.
Roullet-Saint-Estèphe : 18h30, messe en l’église de Roullet-Saint-Estèphe.
Bordeaux : 19h00, Eglise saint-Bruno (tram ligne A).
Marseille : 19h00, Basilique du Sacré-Coeur, avenue du Prado.
Rennes, 19h00 messe dans la forme extraordinaire du rite romain, chapelle saint François, 43 rue de Redon, Rennes
Mulhouse : 19h30, en l’église Saint-Etienne dans la forme extraordinaire du rit romain.
Paris, Eglise Saint-Eugène, 4, rue du Conservatoire, 75009 Paris, 19h00, avec La Schola Sainte Cécile
Samedi 26 janvier
Nîmes : 11h, messe en l’Église Sainte Perpétue
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mardi 16 octobre 2012
la reine Marie-Antoinette, saint Michel & la France
Marie-Antoinette, dernière reine de France
Je tiens à rappeler qu’aujourd’hui 16 octobre sera commémoré le 215e anniversaire de la mise à mort de la reine Marie-Antoinette, qui a marqué la fin de son martyre. Pourquoi la fin ? Parce que ce martyre avait commencé dès le 11 août 1792, date de l'incarcération de la famille royale au Temple, et n'avait cessé de gagner en cruauté depuis lors : 21 janvier 1793, le roi Louis XVI est guillotiné sur la place dite de la Révolution, dénommée depuis comme par exorcisme place de la Concorde ; 13 juillet 1793, le dauphin, âgé de huit ans, lui est arraché non sans violences ; 2 août 1793, elle est transférée à la Conciergerie ; 3 au 16 octobre, son procès est mené d'une manière qui anticipe sur les procès staliniens par le sinistre Fouquier-Tinville ;16 octobre environ midi elle est guillotinée sur la même place de la Révolution.Elle avait seulement 38 ans, mais paraissait une vieille femme tant les épreuves l’avaient affectée : ses cheveux avaient entièrement blanchi. Louis XVI, pour sa part, avait 39 ans lors de sa mise à mort.
La reine martyre, durant longtemps, n'a pas joui de la même "aura" que le roi martyr dans les milieux royalistes. On lui a fait grief de sa vie insouciante et légère durant les quinze première années du règne, sans prendre en considération qu'elle avait 19 ans (et le roi 20 ans) quand elle est devenue reine de France, on lui a reproché ses dépenses, ses fréquentations, ses imprudences - qu'il n'est pas question de nier : sa mère l'impératrice Marie-Thérèse et son frère l’empereur Joseph II lui en faisaient eux-même remontrance... Mais de là à y voir la cause de l'effondrement de la monarchie ! Les historiens modernes, retenant ce que la méthode historique marxiste a de bon en ce qui concerne les faits matériels : économiques sociaux, etc. ont fait justice des romans que l’historiographie romantique avait bâtis autour des seuls individus. Romans qui se nourrissaient en partie de la phraséologie révolutionnaire. Il n'est que de citer quelques lignes de son acte d'accusation :« Examen fait de toutes les pièces transmises par l’accusateur public, il en résulte qu’à l’instar des Messaline, Frédégonde et Médicis, que l’on qualifiait autrefois de reines de France et dont les noms à jamais odieux ne s’effaceront pas des fastes de l’histoire, Marie-Antoinette, veuve de Louis Capet, a été, depuis son séjour en France, le fléau et la sangsue des Français. » Elle est « la cause des troubles qui agitent depuis quatre ans la nation et ont fait tant de malheureuses victimes. »
Tout cela est aussi risible que mensonger. Il n'empêche : il en demeure quelque chose dans l'inconscient collectif, et il est des royalistes pour penser qu'elle a été la perte irresponsable du roi.
Il faut lui rendre justice. Indépendamment de l'exécution de son mari, auquel elle était sincèrement attaché, qu'on imagine un peu la torture de celle qui (ayant lu Rousseau !) se voulait plus mère qu'épouse, à se voir arracher (c'est le mot) son fils chéri ; torture renouvelée (car on ne lui cachait rien) de savoir qu'on faisait de lui, à 8 ans ! une brute avinée (il n'y a pas de mots plus exacts) sous couleur d'en faire "un bon citoyen"; torture poussée au dernier degré de la sauvagerie lorsqu'on poussa le jeune enfant, entièrement mis sous condition, à venir témoigner devant le tribunal révolutionnaire que sa mère et sa tante avaient procédé sur lui à des caresses incestueuses... On connaît alors l’apostrophe de Marie-Antoinette : "J'en appelle à toutes les mères !", apostrophe saluée par les applaudissements de l'assistance au grand dépit de Fouquier-Tinville... Si ce calvaire n'a pas expié ses peccadilles, alors qu'exige-t-on de plus !
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| Marie-Antoinette en 1793 |
LETTRE DE MARIE-ANTOINETTE A SA SŒUR MARIE-ELISABETH.
Paris le 16 Octobre 1793. 4h30 du matin.
« C'est à vous, ma soeur, que j'écris pour la
dernière fois : je viens d'être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne
l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui,
innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers momens.
Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne
reproche rien ; j'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants ; vous
savez que je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre
sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans
quelle position je vous laisse! J'ai appris, par le plaidoyer même du procès,
que ma fille était séparée de vous. Hélas! la pauvre enfant, je n'ose pas lui
écrire, elle ne recevrait pas ma lettre ; je ne sais même pas si celle-ci vous
parviendra : recevez pour eus deux ici ma bénédiction. J'espère qu'un jour,
lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en
entier de vos tendres soins.
Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur
inspirer : que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la
première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront
le bonheur. Que ma fille sente qu'à l'âge qu'elle a elle doit toujours aider
son frère par des conseils que l'expérience qu'elle aura de plus que lui et son
amitié pourront lui inspirer; que mon fils, à son tour, rende à sa sœur tous
les soins, les services que l'amitié peut inspirer ; qu'ils sentent enfin tous
deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront
vraiment heureux que par leur union. Qu'ils prennent exemple de nous : combien,
dans nos malheurs notre amitié nous a donné de consolation; et dans le bonheur
on jouit doublement, quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver
de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n'oublie
jamais, les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : "
qu'il ne cherche jamais à venger notre mort. »
J'ai à vous parler d'une chose bien pénible à mon cœur.
Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; pardonnez-lui, ma
chère sœur ; pensez à l'âge qu'il a, et combien il est facile de faire dire à
un enfant ce qu'on veut, et même ce qu'il ne comprend pas : un jour viendra,
j'espère, où il ne sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre
tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore, mes dernières
pensées; J'aurais voulu les écrire dès le commencement du procès ; mais outre
qu'on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide que je n'en
aurais réellement pas eu le téms.
Je meurs dans la religion catholique, apostolique et
romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j'ai été élevée, et que j'ai
toujours professée ; n'ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne
sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le
lieu où je suis les exposerait trop, s'ils y entraient une fois, je demande
sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que
j'existe. J'espère que, dans sa bouté, il voudra bien recevoir mes derniers
vœux, ainsi que ceux que je fais depuis long-tems pour qu'il veuille bien recevoir
mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je
connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le
vouloir, j'aurais pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils
m'ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs.
J'avais des amis; l'idée d'en être séparée pour jamais et leurs peines sont un
des plus grands regrets que j'emporte en mourant ; qu'ils sachent, du moins,
que, jusqu'à mon dernier moment, j'ai pensé à eux. Adieu, ma bonne et tendre
sœur; puisse cette lettre vous arriver! Pensez toujours à moi; je vous embrasse
de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfans : mon Dieu ! qu'il est
déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu, je ne vais plus m'occuper
que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on
m'amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un
mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger. »
La tradition assure qu'un prêtre "réfractaire" (ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé) se tenait à une fenêtre d'un étage élevé d'un immeuble situé sur le passage de la charrette conduisant à la guillotine, immeuble marqué d'avance, et que la reine l'aperçut qui lui donnait l'absolution, ce qui la réconforta. Vraie ou non, cette anecdote est touchante.
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| Marie-Antoinette dans la charrette (croquis par David) |
Tel fut le martyre de l'épouse du roi très-chrétien. Leurs restes furent transportés et inhumés le 21 janvier 1815 dans la basilique de Saint-Denis, la nécropole royale, où un double monument leur fut élevé.
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| dernier billet de Marie-Antoinette |
Saint Michel, protecteur de la France
On a peu remarqué que ce même 16 octobre est une des trois fêtes de saint Michel.
La première, le 8 mai, commémore l'apparition de saint Michel au pape saint Grégoire le Grand, en 590, sur ce qui devait ensuite devenir le "château Saint-Ange", castel Sant'Angelo, à Rome. A cette commémoration fut associée à la même date celle de l'apparition du même archange sur le mont Gargan, dans les Pouilles.
La première, le 8 mai, commémore l'apparition de saint Michel au pape saint Grégoire le Grand, en 590, sur ce qui devait ensuite devenir le "château Saint-Ange", castel Sant'Angelo, à Rome. A cette commémoration fut associée à la même date celle de l'apparition du même archange sur le mont Gargan, dans les Pouilles.
Vient ensuite la fête la plus connue, celle du 29 septembre, qui commémore la dédicace à saint Michel d'une église à Rome.
Et enfin, la troisième, celle du 16 octobre, quasiment oubliée de nos jours, est pourtant la fête spécifiquement française puisqu'elle célèbre l'apparition de saint Michel à l'évêque d'Avranches saint Aubert sur le mont Tombe, et la dédicace le 16 octobre 709 des prémices de ce qui deviendra au fil des siècles une des merveilles du monde, l'abbaye du Mont Saint-Michel, "Saint-Michel au péril de la mer", citadelle de prière demeurée inviolée à travers toutes les guerres.
Et enfin, la troisième, celle du 16 octobre, quasiment oubliée de nos jours, est pourtant la fête spécifiquement française puisqu'elle célèbre l'apparition de saint Michel à l'évêque d'Avranches saint Aubert sur le mont Tombe, et la dédicace le 16 octobre 709 des prémices de ce qui deviendra au fil des siècles une des merveilles du monde, l'abbaye du Mont Saint-Michel, "Saint-Michel au péril de la mer", citadelle de prière demeurée inviolée à travers toutes les guerres.
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| Saint Michel combattant le dragon flèche du Mont Saint-Michel |
Or saint Michel est, on le sait (ou on ne le sait plus), le protecteur de la France. C'est lui qui, accompagné de sainte Marguerite et de sainte Catherine, est venu révéler à Jeanne d'Arc sa mission, et l'a accompagnée jusque dans sa prison, elle, autre martyre.
Comme rien ne survient par hasard, il n'est pas indifférent que l'archange protecteur et patron de la France ait accompagné la reine de France à sa demeure dernière. En effet, parmi ses fonctions, il a celle d'être "psychopompe" , accompagnateur des âmes, et nul doute qu'il a accompagné la reine de France à sa demeure céleste.
Saint Michel, chef des milices célestes, est aussi celui qui a précipité Satan, "le grand dragon" des hauteurs célestes et qui de même le vaincra à l'accomplissement des temps (Apocalypse 12, 9 et 20, 2).
Saint Michel, chef des milices célestes, est aussi celui qui a précipité Satan, "le grand dragon" des hauteurs célestes et qui de même le vaincra à l'accomplissement des temps (Apocalypse 12, 9 et 20, 2).
A cette fonction apocalyptique, la terre de France et la lignée royale de France demeureront-elles étrangères ? Il est permis de croire que non.
En tout état de cause,la reine Marie-Antoinette est et restera liée à l'archange saint Michel, comme le roi Louis XVI à saint Maxime le Confesseur.
samedi 21 janvier 2012
En mémoire de Louis XVI
Jamais roi de France ne mérita mieux que Louis XVI, hormis son ancêtre saint Louis, le titre traditionnel de Roi Très-Chrétien. En absolu contraste avec le matérialisme futile ou au contraire sanguinaire de son temps.
Pour commémorer le 219e anniversaire de sa mise à mort, on peut avantageusement lire ce recueil de documents où la foi et la charité du Roi martyrisé se révèlent d'une manière bouleversante.
édition présentée par Jean-Christian Petitfils
préface Jacques de Saint Victor
Ed. des Equateurs , Sainte-Marguerite-sur-Mer (Seine-Maritime)
(Parution : décembre 2009)
Voici réunis et présentés pour la première fois, dans leur ensemble, les testaments et manifestes rédigés de la main de Louis XVI. On découvrira dans ce recueil une pièce exceptionnelle : le fac-similé de la Déclaration du roi adressée à tous les Français à sa sortie de Paris, écrite avant son arrestation à Varennes dans la nuit du 21 au 22 juin 1791 (dont l'original a été retrouvé, aux États-Unis, en mai 2009, par un collectionneur français, Gérard Lhéritier). Ce document majeur constitue le testament politique de Louis XVI ; il est accompagné des feuilles retranchées (dues au comte de Provence, futur Louis XVIII).
Ce volume contient également le testament moral de Louis XVI rédigé à la prison du Temple et, en annexe, celui de Marie-Antoinette.
Dans son introduction, Jacques de Saint Victor raconte la fabuleuse épopée du manuscrit de la Déclaration du roi et, dans sa présentation, Jean-Christian Petitfils, montre que ces testaments et manifestes permettent de comprendre la vraie personnalité de Louis XVI, guillotiné le 21 janvier 1793.
Pour commémorer le 219e anniversaire de sa mise à mort, on peut avantageusement lire ce recueil de documents où la foi et la charité du Roi martyrisé se révèlent d'une manière bouleversante.
édition présentée par Jean-Christian Petitfils
préface Jacques de Saint Victor
Ed. des Equateurs , Sainte-Marguerite-sur-Mer (Seine-Maritime)
(Parution : décembre 2009)
Voici réunis et présentés pour la première fois, dans leur ensemble, les testaments et manifestes rédigés de la main de Louis XVI. On découvrira dans ce recueil une pièce exceptionnelle : le fac-similé de la Déclaration du roi adressée à tous les Français à sa sortie de Paris, écrite avant son arrestation à Varennes dans la nuit du 21 au 22 juin 1791 (dont l'original a été retrouvé, aux États-Unis, en mai 2009, par un collectionneur français, Gérard Lhéritier). Ce document majeur constitue le testament politique de Louis XVI ; il est accompagné des feuilles retranchées (dues au comte de Provence, futur Louis XVIII).
Ce volume contient également le testament moral de Louis XVI rédigé à la prison du Temple et, en annexe, celui de Marie-Antoinette.
Dans son introduction, Jacques de Saint Victor raconte la fabuleuse épopée du manuscrit de la Déclaration du roi et, dans sa présentation, Jean-Christian Petitfils, montre que ces testaments et manifestes permettent de comprendre la vraie personnalité de Louis XVI, guillotiné le 21 janvier 1793.
mercredi 25 août 2010
Roi très-chrétien
Nous fêtons aujourd'hui saint Louis, roi de France et protecteur de la France. Nul monarque dans l'histoire ne mérita mieux que lui l'apppellation traditionnellement donnée aux souverains français de "roi très-chrétien". Sa piété, sa charité, sa sainteté même furent universellement reconnues en Europe, en sorte qu'il fut canonisé 27 ans seulement après sa naissance au ciel en 1270. L'église bâtie au lieu même de son trépas subsiste encore sur les hauteurs de Carthage, désaffectée, vide, à l'abandon.
Cette piété, cette charité et cette sainteté ne l'empêchèrent pas d'être un très grand roi, qui réorganisa et modernisa en la rendant plus efficace et plus juste l'administration du pays, et qui, par ses victoires sur Henri III d'Angleterre (Taillebourg puis Saintes en 1242), suivies du traité de Paris (1243) qui sanctionna l'annexion à la France de la plupart des possessions féodales des Plantagenêt, rétablirent la paix pour presque un siècle.
Véritablement saint Louis fut un des plus grands rois de l'histoire de France. C'est là un beau démenti à ceux qui prétendent que, si la Révolution française a eu lieu, c'est parce que Louis XVI, étant très pieux, était nécessairement faible. Non, si cet événement s'est produit, ce n'est parce que le roi était trop chrétien, c'est parce que la société ne l'était plus.
Cette piété, cette charité et cette sainteté ne l'empêchèrent pas d'être un très grand roi, qui réorganisa et modernisa en la rendant plus efficace et plus juste l'administration du pays, et qui, par ses victoires sur Henri III d'Angleterre (Taillebourg puis Saintes en 1242), suivies du traité de Paris (1243) qui sanctionna l'annexion à la France de la plupart des possessions féodales des Plantagenêt, rétablirent la paix pour presque un siècle.
Véritablement saint Louis fut un des plus grands rois de l'histoire de France. C'est là un beau démenti à ceux qui prétendent que, si la Révolution française a eu lieu, c'est parce que Louis XVI, étant très pieux, était nécessairement faible. Non, si cet événement s'est produit, ce n'est parce que le roi était trop chrétien, c'est parce que la société ne l'était plus.
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