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mardi 11 février 2014

Les dogmes dans le Régime écossais rectifié : Appendice à : Doctrine et dogme dans l'Eglise et en franc-maçonnerie

Appendice à mon billet du 1er janvier dernier sur "Doctrine et dogme"

L'école de pensée à laquelle je fais référence dans ce billet affirme avec une véhémence fiévreuse que les dogmes n'ont pas leur place dans la maçonnerie en général mais même et surtout dans la maçonnerie rectifiée, qu'ils polluent sa pureté ésotérique transcendante par des opinions humaines aléatoires, qu'ils attestent la mainmise sur l’initiation du despotisme clérical...


Mais voilà : qu'en pensaient les créateurs du Régime rectifié ? qu'ont décidé ses instances rectrices ? 

La dernière en date de ces instances fut le convent de Wilhelmsbad. Le compendium de ses décisions est le document intitulé "
Recès du convent général tenu à Wilhelmsbad en juillet et août 1782", " fait à Wilhelmsbad le 1er septembre 1782, signé par le Président et tous les députés présents au convent".  C'est un relevé de décisions qui fait toujours autorité, puisque rien n'est venu l'abroger.Qu'y lit-on ?

"Nous avons dressé un acte souscrit par nous tous et au nom de nos commettants, par lequel nous consacrons cette détermination sage (c'est-à-dire la renonciation  à la filiation templière) et protestons au nom de tout l'Ordre des Francs-maçons réunis et rectifiés devant Dieu et devant nos frères, que l'unique but de notre association est de rendre chacun de ses membres meilleur et plus utile à l'humanité par l'amour et l'étude de la vérité, l'attachement le plus sincère aux dogmes, devoirs et pratiques de notre sainte religion chrétienne, par une bienfaisance active, éclairée et universelle dans le sens le plus étendu et par notre soumission aux lois de nos patries respectives."

Recès, section II (in Les Cahiers verts, numéro hors série : Les convents du Régime Ecossais Rectifié, avril 2005).

(Les caractères gras sont de mon fait).

Eh bien ! la messe est dite ! 

Ceux qui excluent "l'attachement sincère aux dogmes...de notre sainte religion chrétienne" s'excluent eux-mêmes de "l'ordre des Francs-maçons réunis et rectifiés".  C.Q.F.D.





   

jeudi 21 février 2013

MISE AU POINT, pour mettre fin aux controverses mal venues


La vivenzarchie, comme il était à prévoir après le dernier message du Grand Aumônier du Grand Prieuré des Gaules, a déchaîné contre lui une batterie de contre-vérités. Il importe de les corriger, afin que les esprits sains ne soient pas abusés.

1° Le Grand Aumônier  du Grand Prieuré des Gaules n’a pas la folle prétention de définir les critères de la regula fidei, de la règle de foi. Il laisse cela aux conciles sous l’inspiration du Saint-Esprit. Il n’a pas l’infaillibilité et la compétence universelle du prophète de Grenoble.

2° Les déclarations du Grand Aumônier du Grand Prieuré des Gaules, qui ne sont ni des consignes ni des directives, valent exclusivement pour l’obédience où il exerce sa fonction, c’est-à-dire le Grand Prieuré des Gaules. On rappelle que ce dernier s’intitule également Ordres des Chevaliers Chrétiens de France et Ordre des Francs-Maçons Chrétiens de France, ce qui indique clairement son caractère distinctif. Ce qui ne l’empêche pas d’entretenir avec les autres Grands Prieurés rectifiés qui ne partagent pas ce critère des relations fraternelles et cordiales.

3° Le profane qui est reçu dans le Régime rectifié au sein du Grand Prieuré des Gaules prête serment, sur le saint évangile ouvert au premier chapitre de l’évangile de saint Jean, de « fidélité à la sainte religion chrétienne ». Et non à on ne sait quelle « sainte doctrine » sortie on ne sait d’où.

4° La sainte religion chrétienne est issue des enseignements donnés par notre Seigneur Jésus-Christ, le Verbe incarné, durant son existence terrestre, et poursuivis par le Saint-Esprit à l’occasion des saints conciles où étaient représentés tous les chrétiens du monde, d’où leur appellation d’œcuméniques.

5° Cette sainte religion est clairement définie dans le Symbole de Nicée-Constantinople, que tout chrétien a l’occasion de réciter au moins une fois dans sa vie et, préférablement, tous les dimanches au culte dominical.

6° Ce symbole énonce tous les dogmes qui font qu’un chrétien est chrétien. Les dogmes ne sont pas, contrairement à une opinion trop répandue mais fausse, des opinions imposées de force. L’adhésion aux dogmes doit être librement consentie. Ce sont des références qui, comme les landmarks pour les maçons, servent à distinguer les chrétiens de ceux qui ne le sont pas.

7° Une maçonnerie chrétienne se conforme aux landmarks en ce qu’elle est maçonnique et aux dogmes du christianisme en ce qu’elle est chrétienne. La maçonnerie non chrétienne ne tient pas compte de ces dogmes. Tout cela coule de source.

8° Pas plus que nul n’est tenu d’adhérer au christianisme, nul n’est tenu d’adhérer à la maçonnerie chrétienne. Mais s’il y adhère, il est tenu d’en respecter les règles.

9° La maçonnerie, quelle qu’elle soit, obéit à un principe d’union. C’est ce que pratique le Grand Prieuré des Gaules à l’égard des Grands Prieurés frères. Les contempteurs du Grand Prieuré des Gaules obéissent à un principe de division. Ce sont des séparatistes, qui se sont volontairement mis à l’écart de l’ensemble de la communauté maçonnique.