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jeudi 20 novembre 2014

L'islam conquiert l'Angleterre


L'islam déloge activement le christianisme au Royaume Uni


Mosaïque du
Christ de Sainte Sophie
de Constantinople


L'islam dépasse rapidement le christianisme au Royaume-Uni, rapporte Sedmitza.ru. Alors que les Eglises chrétiennes au Royaume-Uni sont en train de perdre rapidement des paroissiens, la communauté musulmane se développe à une vitesse sans précédent. Et si la société voit parfois une menace dans l'islam, les musulmans britanniques prétendent néanmoins jouer un rôle actif dans la vie du pays.

L'analyse des résultats du recensement de la population a montré que l'islam peut devenir la religion dominante dans le pays au plus tard dans dix ans. Au cours de la dernière décennie, le nombre de musulmans britanniques a doublé, et le prénom "Mohammed" est devenu le prénom le plus populaire de Londres.

L'âge moyen d'un musulman britannique est d'environ 26 ans. La population musulmane au Royaume-Uni est extrêmement jeune; elle est plein d'énergie, de vie et de dynamisme. La Grande-Bretagne est innovatrice dans de nombreux domaines. Elle deviendra le premier pays non-musulman à introduire des obligations financières, disponibles à l'achat par des investisseurs musulmans.

La société de Droit anglais a récemment publié un manuel pour la rédaction de testaments selon les lois de la charia car il y a une grande demande pour de tels documents. 

Une nouvelle analyse du dernier recensement, effectué par l'Office National de Statistique (ONS), a montré que l'Église d'Angleterre est en train de perdre son importance plus rapidement qu'elle était censée le faire plus tôt. L'augmentation de l'âge moyen des paroissiens indique que la religion officielle de la Grande-Bretagne a perdu plus de quatre millions de ses adeptes depuis 2001.

"La baisse que les églises de Grande-Bretagne ont connu depuis longtemps, a maintenant apparemment atteint son point critique. 95% des gens ne vont pas à l'église le dimanche. Les offices chrétiens sont fréquentés par une minorité de la population", commente Andrew Copson,  directeur général de la British Humanist Association. 

Ces chiffres ont incité le Premier ministre britannique David Cameron à tenter de soutenir les principes de base de l'institution de l'Église d'Angleterre. Il a appelé les chrétiens à être plus ardents à prêcher leur foi et a fait remarquer "le pouvoir de guérison de l'Eglise". 

Il est de tradition dans les communautés chrétiennes à travers la Grande-Bretagne de représenter une "Pièce de théâtre de la Passion" le Grand Vendredi [Vendredi Saint] avant Pâques.

La souffrance (Passion) et la mort du Christ dans la crucifixion sont glorifiés dans cette pièce. L'un de ces spectacles a eu lieu sur Trafalgar Square à Londres cette année, mais à Oxford la performance a été annulée: le fonctionnaire chargé de l'examen des demandes pensait que la "Pièce de la Passion" était un spectacle érotique.

Cela prouve encore une fois que même les personnes investies de pouvoir ne sont pas toujours au courant de ce que les chrétiens du monde entier célèbrent en fait.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après



mercredi 15 janvier 2014

L'islamisme, c'est l'islam à découvert

L’islamisme, c’est l’islam a decouvert


J’ai longtemps aimé, et j’aime encore rétrospectivement, l’islam que présentèrent d’une part Henry Corbin et de l’autre Louis Massignon et son disciple mon cousin Vincent MonteiL J’y ai cru, je n’y crois plus. A-t-il jamais existé, cet islam, ailleurs que dans l’esprit de ces hommes d’exception qui furent ses amants ? Peut-être, et peut-être non, je ne sais plus. Ce que je sais, c’est qu’il n’existe plus aujourd’hui, et que s’il ne le fut pas d’emblée, il est devenu utopique, il n’a plus de lieu. Peut-être s’est-il réfugié en un ailleurs paradisiaque d’où il redescendra, qui sait ? un jour.
En tout cas, il n’est plus ici. Et nous avons face à nous un ennemi implacable, barbare, inhumain, contre lequel nous avons à mener, et à gagner ! un combat vital.
Oui, notre survie est en jeu : celle de notre civilisation occidentale, qui, si déchue soit-elle, reste néanmoins porteuse de ces valeurs qu’elle doit au christianisme : la liberté, le respect de la femme, le prix de la vie humaine ; mais aussi, tout simplement, notre survie individuelle, à chacun d’entre nous.
Les bourreaux sont à nos portes. Que dis-je ? ils les ont franchies et ils  campent dans la cité !




Prêtre jésuite égyptien, Henri Boulad, 82 ans, est un de ces chrétiens d’Egypte qui ne se sont jamais accoutumés à la pression quotidienne de l’islam : « Une discrimination et une intolérance visibles existent. L’islam est totalitaire dans son essence. » Courageux, le père Boulad parle avec son autorité d’ancien provincial des jésuites du Proche-Orient, aujourd’hui directeur du centre culturel jésuite d’Alexandrie, avec l’érudition du théologien auteur de près de trente livres (en quinze langues), avec la légitimité de son engagement constant au service des déshérités, chrétiens et musulmans : il fut directeur de Caritas en Egypte puis président de Caritas Afrique du Nord et Moyen-Orient. Sa force est surtout sa double culture, orientale et occidentale : « Je suis un creuset d’universalité, comme Alexandrie ». De nationalité égyptienne mais d’origine syrienne, chrétien de rite grec-catholique (melkite), Français de langue et de culture, disciple de Pascal, le père Boulad ne mâche pas ses mots :
« L’islamisme, c’est l’islam à découvert. Par nature, depuis ses origines, l’islam est radical et politique. Il est conquérant et veut dominer l’Europe par un triple jeu : la natalité, l’immigration, la conversion. Il le dit et on ne veut pas le croire. On veut même le dédouaner de ses déclarations. »
Le père Boulad en appelle à la vérité :
« Une mosquée n’est pas qu’un lieu de culte et de prières, c’est souvent aussi un lieu de propagande, car islam et politiquai sont inséparables. »
Il souffre du traitement de l’actualité :
« Quand une mosquée est attaquée en France, on assiste à un élan d’indigantion. Quand des dizaines d’églises sont brûlées au Proche-Orient, cela ne suscite pas la moindre réaction dans la presse occidentale. »
De retour de Suisse, où il est allé parler de la liberté d’expression, il s’avoue choqué par le « politiquement  correct » :
« L’islamophobie est l’arme que les islamistes ont trouvée contre notre liberté de penser, pour museler notre discours. Ils manipulent notre laïcité. Je crois venir en Europe une guerre de religion, du fait de la lâcheté et de la corruption de vos élites politiques. »
Il cite une loi que prépare l’Union européenne :
« Elle pourrait pénaliser de deux ans de prison tout propos anti-musulman. Si l’Europe cède à ce piège, c’est fini. Quand on perd sa liberté d’expression, il ne reste qu’à descendre par millions dans la rue. »


(Valeurs actuelles n° 4023 du 2 janvier 2014).

lundi 30 septembre 2013

Réflexions sur la «chute du monde islamique»

J'emprunte au blogue québécois http://www.postedeveille.ca  cette  analyse par Hélios, pseudonyme d'un Egyptien chrétien immigré au Québec.
Analyse rude, comme toutes les siennes.
Je la publie ici car je suis en proie à l'incertitude. J'ai étudié jadis l'Islam chiite surtout ; j'ai aimé ses mystiques, ses poètes. Mais maintenant ? Sont-ils disparus, ces poètes et ces mystiques ? Sous les coups de ces barbares ivres de sang dont le images nous obsèdent ? Des amis me disent que non. J’aimerais les croire...
Mais je m'interroge. Ceux que j'aimais et que j'aime encore sont-ils dans l'orthodoxie de l'Islam ? Sont-ils au contraire des hérétiques voués au royaume du Shaytan ?
La violence connaturelle à l'Islam est-elle ascétique et mystique ? Ou est-elle meurtrière et exterminatrice ? Le djihad est-il spirituel, comme j'ai longtemps voulu le croire ? Ou bien est-il cette boucherie ?
Je ne sais pas.
En tout cas, cette analyse est de nature à faire chanceler les idées reçues.


Réflexions sur la «chute du monde islamique» (Hélios d'Alexandrie)

Hélios commente l'interview de l'universitaire et écrivain égypto-allemand Hamed Abd el-Samad, auteur du livre «La chute du monde islamique». Lire la traduction de l'interview par Hélios: Partie 1 et Partie 2.

Hamed Abd el Samad
___________________ 

Je m'étais promis au moment de traduire l'interview avec Hamed Abd el Samad, d'écrire une chronique en guise de commentaire. Mon premier sentiment après avoir suivi l'entretien en fut un d'admiration mêlé d'étonnement.

Admiration pour la lucidité, la sagesse et le courage tranquille de cet homme, et étonnement mêlé d'inquiétude face au portrait sans concessions qu'il trace du monde islamique. Cette chute prévisible du monde islamique nous en avions déjà parlé sur Poste de Veille, Hamed Abd el Samad n'est pas un inconnu pour nous, mais c'est la première fois qu'il nous a été possible de l'entendre ou de le lire longuement sur le sujet.

Une question ne cesse de me hanter depuis que j'ai traduit l'entretien: Hamed Abd el Samad est-il représentatif de ce qui viendra après l'islam, ou bien se contente-t-il d'être un prophète qui prêche dans le désert? Selon qu'on est optimiste, réaliste ou pessimiste la réponse à cette question variera. Le fait est que nous ne possédons pas d'informations précises sur ce qui se passe actuellement dans les pays arabes, ce que nous apprenons des bulletins de nouvelles ou de la bouche des reporters est à la fois très partiel et très superficiel. Mais il y a plus, nous nous sommes habitués, ou nous avons été conditionnés à voir les musulmans comme un groupe animé et soudé par la religion, du moins c'est ainsi que les islamistes, mais également les médias, se plaisent à nous les présenter. Cette image ne reflète pas toute la réalité, car même si l'islam revêt une grande importance pour les musulmans, leur foi n'est pas nécessairement inébranlable. Or leur foi est actuellement soumise à rude épreuve, même les moins lucides d'entre eux ne peuvent s'empêcher de jeter un regard désapprobateur sur les forfaits de l'islamisme. Il y a simplement trop de sang qui coule et qui continuera de couler un peu partout, et particulièrement au Moyen-Orient, pour que l'islam s'en tire indemne.

L'islam c'est l'empereur nu, dont personne ou presque ne voit ni ne reconnaît la nudité, sans doute par respect, mais aussi de peur que ses partisans inconditionnels ne punissent celui qui a l'outrecuidance de décrire ce qu'il voit. Hamed Abd el Samad l'a appris à ses dépens, il a bien vu et bien décrit les origines du fascisme islamique qu'il a retracé chez Mahomet. Pour avoir raconté ce qu'il a vu sa tête a été mise à prix, et il a dû se cacher longtemps par la suite. Comme en pareille occasion, les islamistes ont contribué à diffuser l'information; sans le savoir ils ont servi de caisse de résonnance à leur détracteur, grâce à eux des millions de musulmans ont appris que l'un des leurs a découvert des éléments de fascisme chez Mahomet. Les islamistes ont rejeté vigoureusement l'accusation de fascisme, ils ont été outragés et ont eu de la peine à contenir leur colère; pourtant tout le monde sait qu'ils admirent et vénèrent Hitler, et qu'ils réservent à Mein Kampf  une place de choix dans leurs bibliothèques et librairies.

Les musulmans pratiquants, ceux pour qui l'islam est une grâce accordée par Allah, et ce qui est arrivé de mieux à l'humanité, sont du point de vue de la modernité des laissés pour compte volontaires. Pour eux le progrès ne peut se faire qu'en direction de l'Arabie du 7e siècle, tout le reste est superflu bien qu'il soit fort commode d'en jouir et même d'en abuser. Hamed Abd el Samad ne le dit pas explicitement, mais leur certitude à l'effet que le coran est la parole incréée d'Allah, les dispense de réfléchir sur le retard qui continue de se creuser entre eux et le monde moderne. Cette certitude les immunise fantasmatiquement contre l'échec et contre l'obligation morale d'y remédier; c'est qu'ils ont revêtu l'islam comme une armure et l'ont brandi comme un sabre, non pour se défendre contre un oppresseur, mais contre la vérité qui libère.

Hamed Abd el Samad accorde beaucoup d'importance aux facteurs psychologiques, tels que le déni, le suprématisme, la haine, lesquels traduisent un profond sentiment d'infériorité chez les musulmans. Cependant il évite d'aller à la racine du mal soit la conviction que le coran est la parole incréée d'Allah et que l'islam est la religion qui rend toutes les autres caduques. Cette conviction est pour les musulmans une évidence qui n'a pas besoin de démonstration. Le suprématisme islamique découle en droite ligne de cette prétendue évidence, tout musulman qui la met en doute ou qui la relativise devient un apostat. Il s'ensuit que le suprématisme et tout ce qu'il entraîne avec lui: la haine et la violence sont nécessairement consubstantiels à l'islam.    

Hamed Abd el Samad nous a dévoilé le mécanisme de la radicalisation des jeunes musulmans en occident. La dévotion compulsive, le suprématisme et la haine de l'occident sont des mécanismes de défense qui les protègent de la dure réalité, soit leur incapacité à s'assumer comme personnes adultes, libres et responsables face aux nombreux choix qu'offre la société occidentale. La radicalisation est une régression, c'est un aveu d'échec qui se cache derrière la barbe salafiste chez les hommes et le voile sous toutes ses formes chez les femmes.

La régression fondamentaliste a pour objectif de sauver l'islam d'une modernité considérée comme un danger mortel. Les musulmans qui se radicalisent en occident le font avec d'autant plus de facilité que leur radicalisation ne provoque aucune opposition apparente de la société d'accueil. Leur « droit » à la radicalisation est protégé par la société qu'ils rejettent et la démocratie qu'ils se plaisent à haïr et à dénigrer. Cette réalité est au cœur du débat sur la laïcité au Québec, car les signes islamiques ostentatoires expriment moins l'attachement des musulmans à l'islam, que leur hostilité à l'égard de la modernité.

Cette hostilité, ou pour être plus précis cette ambivalence, est à la base de la schizophrénie islamique qui consiste à jouir des réalisations scientifiques et techniques de l'occident et à mépriser en même temps l'esprit qui les a rendus possibles. Cette ambivalence n’est nulle part aussi évidente que chez les immigrants islamistes: ils éprouvent une aversion profonde à l'égard du Québec, mais rien ne les fera renoncer à leur statut d'immigrants.   

Hamed Abd el Samad a quitté l'islam comme on quitte un navire en détresse ou une maison qui menace de s'écrouler. Son apostasie est dans les faits un constat, l'islam est une cause perdue. Les réformistes, ceux qui tentent de sauver l'islam, n'ont plus de contact avec le monde réel, ils ressemblent aux musiciens du Titanic qui accompagnent de leurs instruments le navire qui sombre, ou à celui-là qui repeint sa maison pour l'empêcher de s'écrouler.

L'islam est condamné à l'insignifiance non à cause de ses ennemis, mais parce que ses partisans inconditionnels, les islamistes, s'acharnent à lui rendre son vrai visage. Même s'ils ne le disent pas tout haut, les musulmans ont de plus en plus de difficultés à se reconnaître dans l'islam authentique. Un fossé se creuse entre les musulmans et les islamistes, entre les musulmans et l'islam, entre les jeunes qui posent des questions embarrassantes et ceux qui leur interdisent de les poser. Quand l'argent du pétrole viendra à manquer, les gens simples retrouveront leur religiosité de naguère, les autres se contenteront du folklore.

L'islamisme est condamné à disparaître, non parce qu'il est porteur d'un projet irréalisable: le califat islamique universel, mais parce qu'il a de fait échoué lamentablement dans tous les pays où il s'est implanté. En cela il ressemble au communisme dont l'effondrement a été aussi soudain qu'imprévisible. La chute du monde islamique sera plus lente et de loin plus sanguinaire; toute la violence contenue dans l'islam se déchaînera, les chrétiens seront contraints de fuir, mais les musulmans en seront les principales victimes. Les signes de cette chute s'observent aujourd'hui au Moyen-Orient, mais ce n'est qu'un début, car les pays musulmans qui alimentent le brasier seront à leur tour pris dans ses flammes.


Rien de ce qui peut être fait ou de ce qui se fera ne réussira à sauver l'islam de lui-même. Le monde ne pourra qu'assister impuissant à l'enchaînement des massacres, aux destructions de cités entières et à l'exode de millions de réfugiés. La rage emprisonnée dans la bouteille de l'islam se libèrera, les populations paieront au centuple la dette que les conquérants musulmans leur ont léguée il y a quatorze siècles. L’espoir toutefois est permis, car ces populations en deuil d'elles-mêmes, réussiront, à travers les cendres de l'islam et de la tyrannie, à se retrouver, à se reconnaître et à survivre.

vendredi 4 janvier 2013

Christianisme et Islam : histoire et mythe

Une analyse déjà ancienne d'Hélios d'Alexandrie, mais qui a gardé toute sa pertinence. Les rapports des deux seules religions universelles avec l'histoire et avec le mythe sont éclairés d'une façon remarquable.

En réponse à Éric Week
J'ai apprécié votre commentaire du 28 avril, il m'a inspiré une réponse qui s'est transformée en nouvelle chronique. En vous lisant j'ai réalisé à quel point nos sociétés se sont laissé perturber par l'islam, il y a une raison à cela, elle ne tient pas seulement au fait que l'islam est une religion dominatrice qui s'incruste et qui s'étend, elle tient autant au fait que nos sociétés ont imperceptiblement et sans trop s'en préoccuper écarté les principes spirituels qui ont fondé notre civilisation.   
Je tiens à citer le passage suivant de votre commentaire :  « depuis que nous ne parlons plus que d'une seule religion, omniprésente dans notre vie quotidienne (ce qui est un comble pour une république prétendument laïque comme la France), nous n'avons plus qu'une vision anachronique des évènements. Tout est vu, pour certains, soit à partir du 7me siècle soit à partir du moment présent ! »
Le point que vous soulevez est vrai et il est d'une grande importance, il est d'autant plus important que peu de gens prennent le temps de s'en rendre compte et d'y réfléchir. C'est un peu comme si la leçon du christianisme s'était perdue, comme si une partie de l'humanité (la chrétienté) consentait à s'immobiliser pour permettre à une autre partie de l'humanité empêtrée dans ses chaînes (l'oumma islamique) de « rattraper son retard. »
Or nous éprouvons de la difficulté à admettre que l'oumma islamique tient absolument à ses chaînes, qu'elle ne cherche nullement à avancer et que plutôt de se libérer elle a choisi de tout faire pour enchaîner le reste de l'humanité.
Le christianisme est enraciné dans l'histoire, son avènement a signalé la victoire de l'histoire sur le mythe: Jésus, Dieu incarné, a souffert et a été crucifié sous Ponce Pilate, il s'agit là d'un fait historique. Le christianisme enseigne que Dieu est intervenu dans l'histoire de l'humanité et que par le Christ il fait désormais partie de l'humanité. Son intervention a non seulement changé le cours de l'histoire mais elle a été également le facteur de changement le plus important depuis deux mille ans.
Le christianisme, religion historique, est par le fait même la religion de la proximité de Dieu et de son action à travers les hommes. Le mythe qu'il soit monothéiste ou polythéiste consacre l'éloignement de Dieu (ou des dieux) dont la volonté ne se fait connaître que par les verdicts du destin et/ou par la bouche des prophètes.
Dans le christianisme les humains et l'Esprit de Dieu participent activement aux progrès de l'humanité, l'œuvre n'est jamais terminée, elle se poursuit sans relâche soutenue par l'espérance. Dans le mythe tout est programmé d'avance ou tout est décret divin, décret devant lequel les humains n'ont d'autre choix que de s'incliner. 
L'islam constitue, à bien y penser, la réaction la plus forte et la plus durable contre le christianisme, c'est le mythe qui se relève de sa défaite et qui cherche à poursuivre le combat avec l'histoire. Le mythe c'est exclusivement le passé immuable qui s'impose aux esprits et qui limite les actions humaines. Ce n'est donc pas un hasard si le coran a été déclaré parole de Dieu (Allah) immuable et valable pour l'éternité, et ce n'est pas un hasard si les islamistes se réfèrent constamment à l'époque mythique de Mahomet et des premiers califes.
Il est pratiquement impossible de s'appuyer sur un mythe immuable pour faire progresser l'humanité car tout progrès constitue une menace mortelle pour le mythe. Les musulmans modernistes qui l'ont tenté se sont heurtés contre un mur fait de granit. Les occidentaux devenus amnésiques ou volontairement inconscients du rôle du christianisme dans le façonnement et le progrès de leur civilisation, croient utile de le reléguer au rang de mythe, oubliant qu'en ce faisant ils renoncent à eux-mêmes et se condamnent à la régression.
La chrétienté ne peut se payer le luxe de stagner dans l'espoir qu'un jour l'oumma islamique acceptera de se libérer de ses chaînes. La chrétienté doit continuer à avancer même si la distance qui la sépare de l'islam ne cesse de s'agrandir. L'amour chrétien ne s'exprime pas par la stagnation ou la régression mais par l'exemple.
On comprend pourquoi les relativistes culturels et les multiculturalistes sont hostiles au christianisme, pour eux toutes les religions se valent et elles relèvent toutes du mythe. Le christianisme qui s'est inscrit dans l'histoire, qui a élevé l'humanité et l'a fait progresser, doit être déconstruit pour le rendre inopérant et compatible avec cette utopie multiculturelle que les ingénieurs sociaux s'acharnent à réaliser. Dans cette guerre larvée contre le christianisme les multiculturalistes ont découvert un allié de circonstances, l'islam. Un allié qu'ils pensent contrôler mais qui a tôt fait de les instrumentaliser pour assurer son enracinement à court terme et son hégémonie future.  
Il est grand temps de dissiper la confusion au sujet du christianisme et de prendre conscience de sa valeur irremplaçable, non seulement en tant que religion mais également en tant que chemin à emprunter dans notre quête d'une société plus pacifique et plus humaine.

Rédigé le 29/04/2012 dans Chronique d'Hélios d'Alexandrie | Lien permanent

lundi 30 juillet 2012



Persécutions religieuse des chrétiens dans le monde de l'Islam


La fraternité par le glaive...


Communiqué de l'Association des Théologiens de Crête

Ces dernières années, à la fois le peuple grec, mais aussi tous ceux qui ont accès aux médias d'information, sont fréquemment informés des incidents sans cesse croissant de violence religieuse qui se traduisent par la torture, le meurtre, ou l'expulsion forcée de ces hommes qui, venant de l'islam se convertissent au christianisme.

De tels actes rappellent les époques sombres du passé, dont nous avons tous espéré qu'elles avaient disparu depuis longtemps, pour ne jamais revenir. Malheureusement, en dehors de toutes les conséquences sociales et psychologiques horribles pour les sociétés où ils sont infligés, il y a aussi des répercussions exceptionnellement négatives sur l'image de ces pays qui commettent de tels actes et les favorisent, y compris l'image de leur civilisation et de leur religion, aux yeux du monde entier.

Pendant toute la durée de son histoire, l'Eglise orthodoxe a subi la violence des persécutions d'innombrables fois. Avec horreur, nous nous rappelons les martyres atroces des martyrs orthodoxes au cours de 400 ans d'occupation turque de la Grèce, qui sont malheureusement très semblables aux événements actuels mentionnés ci-dessus. Même au cours du 20e siècle, il y a eu des milliers de martyrs - en particulier dans les régimes anti-chrétiens - qui ont donné leur vie par amour pour le Christ et ont orné le Livre des Saints de l'Orthodoxie avec leur héroïsme et l'offrande de leur sang.

Il convient de noter, que le fondateur et le seul chef de l'Eglise - l'Homme-Dieu Jésus-Christ Lui-même - avait donné sa vie comme victime innocente, afin d'unir la race humaine avec Dieu. Il nous avait ainsi montré le chemin que nous devrions suivre, avec son exemple d'amour et de sacrifice.

C'est pour ces raisons que nous voulons parler du fond de nos cœurs et dire ce qui suit à nos frères chrétiens qui souffrent pour leur foi:

Frères chrétiens, ayez du courage. Le Seigneur Jésus-Christ, le premier martyr, vous donnera la force de résister à la violence humaine, de rester avec Lui et de recevoir la couronne lumineuse et incorruptible de Son Royaume. Nous prions pour vous. En outre, Il fut celui qui a dit: "Je vous envoie comme des brebis parmi les loups", "celui qui tient bon jusques à la fin, sera sauvé"; "quiconque Me confessera devant les hommes, Je le confesserai aussi devant mon Père dans les cieux" et "ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme, " et " pas un seul cheveu de votre tête ne se perd "(Matth. 10:16-36, Luc 21:12-19).

Nous tenons également à demander aux groupes internationaux humanitaires et pacifistes d'intervenir autant que possible, afin d'éviter ce bain de sang insensé, avant qu'il ne se transforme en un fléau plus incurable sur le corpus de l'humanité, et en particulier sur les peuples qui souffrent depuis longtemps dans les pays dits du "Tiers Monde". 

Enfin, nous appelons les citoyens et les territoires où ces actes sont commis, à contempler que Dieu est le Dieu de l'Amour, Qui ne désire pas la mort de Ses créations (mais seulement leur salut), et que l'effusion du sang humain ne lui est pas agréable. Nous leur demandons de suivre l'exemple de saint Longin (le chef de la garnison romaine qui avait crucifié Jésus-Christ), qui, en voyant les ténèbres et le tremblement de terre qui eut lieu au cours de la Crucifixion, n'hésita pas à confesser la divinité du Christ (Matth. 24: 57, Marc 15:39), devint lui-même chrétien et fut jugé digne de la sainteté. Puis il y a aussi les exemples de saint Hermogène (le potentat qui avait torturé saint Ménas à la douce voix), et aussi le bienheureux centurion Porphyre (geôlier de sainte Catherine), les saints Stratonique, Codrate et Acace (qui avaient torturé les saints martyrs Paul et Julianne en 270 après J.-C.) et une foule d'autres qui, étant témoin de la bravoure et de l'amour de ceux qui étaient martyrisés, trouvèrent la paix dans leurs propres cœurs, se repentirent, ouvrirent leurs cœurs au Christ et offrirent même leurs propres vies, gagnant ainsi l'éternité pour eux-mêmes.

Version Française Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité par

jeudi 10 mai 2012

la guerre contre les chrétiens


CHRISTOPHOBIA - le Christianisme attaqué 

(P. Tryphon, Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières)

La couverture du supplément de l'édition du 13 février 2012 du magazine Newsweek montrait une photo d'une Icône orthodoxe copte du Christ, maculée de sang, avec comme titre "the war on Christians" / "la guerre contre les Chrétiens." Cet article est le premier d'importance à être paru dans un média majeur, et on espère que d'autres vont s'intéresser à cette tendance connue mais croissante.

D'après l'article, les attaques terroristes contre les Chrétiens en Afrique, au Moyen Orient et en Asie ont augmenté de 309% entre 2003 et 2010. Il semblerait que dans la plupart des cas, les persécutions de Chrétiens ne soient pas organisées par l'Etat, mais le fait que les coupables soient rarement poursuivis n'a fait que servir à encourager les musulmans radicaux à infliger terreur et violence envers leurs compatriotes Chrétiens. Quiconque reconnaît ouvertement la doctrine de la Trinité est considéré comme blasphémateur, et la peine de mort est prononcée.

En général, en Occident, on ignore que les Trois Piliers à la Mecque qui représentent le diable, et sur lesquels les musulmans vont jeter des pierres pendant leur pèlerinage, représentent en fait la doctrine Chrétienne de la Sainte Trinité. Il est erroné de croire que les musulmans nous considèrent comme des monothéistes comme eux. Les musulmans considèrent l'enseignement Chrétien à propos de la Sainte Trinité comme blasphématoire, et que nous Chrétiens, nous adorerions 3 dieux. Notre vision du Christ en tant que vrai homme et vrai Dieu à la fois, Un avec le Père et le Saint Esprit, est erronément vu par les musulmans comme signifiant que Dieu le Père aurait eu des relations sexuelles avec la Sainte Vierge, le Christ étant le fruit de cette union. Un tel enseignement serait considéré comme hérétique par n'importe quel vrai Chrétien, car nous savons que le Christ, étant le Logos / Verbe, était de toute éternité Un avec le Père.

Le fait que la presse occidentale insiste sur l'arrivée d'un âge où la démocratie va croissante au Moyen Orient, du fait de ce "printemps arabe", démontre une effarante volonté d'ignorer la dramatique croissance des attaques contre les Chrétiens. De même que pendant que le gouvernement américain continue de faire pression sur le gouvernement syrien pour qu'il cesse sa brutale répression de sa propre population, il feint d'ignorer qu'une fois que ce gouvernement-là sera tombé, la menace deviendra bien réelle contre la minorité Chrétienne en Syrie.

La présentation par nos gouvernements de l'islam comme religion pacifique, sans qu'en même temps ils fassent pression sur les pays musulmans pour qu'ils protègent convenablement leurs citoyens Chrétiens de toute nouvelle persécution, c'est une mascarade majeure. Le fait que nos pays occidentaux auraient une tradition de relative tolérance religieuse n'a aucune valeur, si nous continuons à déverser des milliards d'euros d'aide à des pays qui ne protègent pas leurs propres minorités religieuses. Il est grand temps que nous demandions que plus un seul centime d'aide ne soit envoyé aux pays musulmans, tant que les droits des minorités religieuses n'y seront pas protégés. Assez c'est assez!

Dans l'amour du Christ
hiéromoine Tryphon

source : http://stmaterne.blogspot.fr/2012/05/christophobia-le-christianisme-attaque.html

J'ai publié ce lien sur ma page facebook, mais j'ai l'impression qu'il n'a pas eu un grand succès.
Peut-être que cette publication en clair parlera davantage aux consciences.

samedi 21 janvier 2012

Pierre le Vénérable et les Sarrazins

Pierre le Vénérable (1092/94 – Noël 1156), neuvième abbé de Cluny (1122-1156), fut un des plus grands abbés de ce prestigieux monastère qu’il réforma en profondeur. Il fut aussi un des grands hommes de son temps, par sa science comme par sa charité. Son amour de la vérité le conduisit à combattre les hérésies aussi bien que le judaïsme et l’islam, mais par la parole et par l’écrit, et non par la force des armes. Au contraire de son contemporain et ami saint Bernard, il n’approuvait pas les croisades.
 
Un trait remarquable révélera sa charité : quand Abélard, dénoncé par saint Bernard, fut condamné pour hérésie à être enfermé à vie dans un couvent, Pierre le Vénérable l'accueillit fraternellement à Cluny. Après sa mort, l’abbé conduisit secrètement son corps à l'abbaye du Paraclet dont Héloïse était l’abbesse, et, à la demande de cette dernière, il rédigea une absolution plénière des péchés en faveur d'Abélard.
 
Pour ce qui est de l’islam, il jugeait inconcevable de combattre cette religion sans la connaître, et il fit réaliser la toute première traduction du Coran en latin. Elle fut l’œuvre de quatre lettrés, dont un musulman… Elle servit, moyennant diverses adaptations, jusqu’au XVIIe siècle. Ensuite de quoi il composa un traité Contra sectam Sarracenorum (Contre la secte des Sarrazins).
 
En voici le début, dont le ton, comme on verra, tranche singulièrement avec celui que prennent d’habitude les polémistes :

« Au nom du Père et du Fils, Pierre, Français de nation, chrétien de religion, et, par ses fonctions, abbé de ceux que l'on appelle moines, aux Arabes fils d'Ismaël, observant la loi de celui qu'on nomme Mahomet. Il semble étrange, il l'est peut-être en effet, qu'un homme éloigné de vous par de grandes distances, parlant un autre langage, ayant une profession, des mœurs, un genre de vie, tout différents des vôtres, écrive, du fond de l'Occident, à des hommes qui habitent les contrées de l'Orient, qu'il dirige ses attaques contre des gens qu'il n'a jamais vus et ne verra peut-être jamais, qu'il vous attaque, non par les armes comme le font souvent les chrétiens, mais par la parole, non par la force, mais par la raison, non par la haine, mais par l'amour, par un amour tel, cependant, qu'un chrétien peut l'éprouver envers des ennemis du Christ, tel que les apôtres l'éprouvaient autrefois pour les gentils qu'ils invitaient à embrasser la loi du Christ; tel enfin que Dieu lui-même le portait aux païens qui servaient la créature et non le Créateur, et qu'il détourna par ses apôtres du culte des idoles et des démons. Il les aima avant d'être aimé d'eux ; il les reconnut avant d'être reconnu par eux ; il les appela à lui quand ils le méprisaient encore ; il leur prodigua ses bienfaits quand ils ne lui faisaient que du mal ; il prit en pitié ceux qui périssaient ; par un pur effet de sa bonté, les arracha à leur perte éternelle. »

Ce traité était comme d’ordinaire enluminé. Voici une caricature de Mahomet (dont le nom figure à droite dans un ovale : mahumeth).



Caricature de Mahomet
Manuscrit de la traduction du Coran - XIIème siècle - Ms 1162, f° 11
Bibliothèque Nationale de France,