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mercredi 28 septembre 2011

Les sagesses toutes écroulées...

Une pensée forte du père Bouyer :

« Devant les sagesses toutes écroulées d'un monde mourant d'avoir fui son Créateur, pouvons-nous tarder encore à retisser dans la fidélité la tunique sans couture de l'unique Sauveur! Le grand Pan est mort: tous les oracles se sont tus. Ce qu'il y avait pourtant de nostalgie divine dans la sagesse de l'Acropole ne peut plus attendre davantage que nos voix réconciliées attestent enfin la Sagesse du seul Icare remonté aux deux : le crucifié du Golgotha. L'Alpha du matin éternel peut seul nous faire rejoindre par-dessus le chaos l'Oméga du jour sans plus de soir. »



Louis Bouyer, Les Lieux magiques du Graal, 1986.

mardi 27 septembre 2011

Histoire de la spiritualité chrétienne

Histoire de la spiritualité chrétienneHistoire de la spiritualité chrétienneHistoire de la spiritualité chrétienne


Les Editions du Cerf ont eu l’heureuse initiative de rééditer toute une série d’ouvrages du père Louis Bouyer (1913-2004).

Louis Bouyer a été un des théologiens les plus remarquables et les plus passionnants du XXe siècle. D’abord pasteur luthérien, il passa au catholicisme romain (très précisément à l’Oratoire) sous l’effet de la lecture de saint Athanase. A une connaissance très sûre de la Tradition, il alliait un esprit d’une ouverture exceptionnelle. Marqué par les œuvres de Vladimir Lossky et de Serge Boulgakov, il était très proche de la théologie orthodoxe – comme tout ceux qui fréquentent assidûment les Pères grecs. Mais il n’avait pas renié son protestantisme d’origine, dont il trouvait l’accomplissement dans le catholicisme. D'autre part, il avait assimilé l'oeuvre de Mircea Eliade, et il était devenu ami de Tolkien...

Son œuvre considérable révèle un théologien qu’on pourrait dire éclectique si ce mot n’avait pas pris la connotation d’un mélange sans rime ni raison, nous dirons donc non conformiste. Ce en quoi il était conforme à l’Evangile.

J’ai choisi de vous présenter aujourd’hui ces trois volumes (un quatrième fut l’œuvre de Louis Cognet), qui ne sont pas de la théologie stricto sensu mais donnent accès à ce monde extra-ordinaire de la spiritualité, disons de la mystique, dont les théologiens patentés se sont si longtemps méfié. Mentionnons simplement la férocité avec laquelle Bossuet poursuivit Fénelon.

Ces trois volumes datent de 1961-1965, mais ils n’ont pas pris une ride.