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vendredi 27 juillet 2012

Saint Irénée (15) : Guérisons et résurrections opérées par le Christ


VÉRITABLE SENS DE LA PHRASE :
« LA CHAIR ET LE SANG NE PEUVENT HÉRITER DU ROYAUME DE DIEU »
(suite (5)

Guérisons et résurrections opérées par le Christ
(extraits)

Saint Irénée, Contre les hérésies, livre V, chapitre 12, paragraphe 6
et chapitre 13, paragraphe 2

12, 6 Car l'Artisan de toutes choses, le Verbe de Dieu, celui-là même qui a modelé l'homme au commencement, ayant trouvé son ouvrage abîmé par le mal, l'a guéri de toutes les manières possibles, tantôt en restaurant tel ou tel membre particulier à la manière dont il avait été modelé au commencement, tantôt en rendant d'un seul coup à l'homme une parfaite santé et intégrité afin de se le préparer en vue de la résurrection. Et, de vrai, quel motif aurait-il eu de guérir les membres de chair et de les rétablir dans leur forme première, si ce qu'il guérissait ne devait pas être sauvé ? Car, si l'avantage ainsi octroyé par lui n'était que temporaire, il n'accordait pas une bien grande faveur à ceux qu'il guérissait. Ou encore, comment les hérétiques peuvent-ils dire que la chair ne peut recevoir de lui la vie, alors qu'elle a reçu de lui la guérison ? Car la vie s'acquiert par la guérison, et l'incorruptibilité, par la vie. Celui qui donne la guérison donne donc aussi la vie, et celui qui donne la vie procure aussi l'incorruptibilité à l'ouvrage par lui modelé. 
[…]
13, 1 Vains et vraiment infortunés sont donc ceux qui ne veulent pas voir des choses aussi évidentes et aussi claires, mais fuient la lumière de la vérité, s'étant aveuglés eux-mêmes à l'instar du malheureux Œdipe. Il arrive que des lutteurs novices, en se mesurant avec d'autres, saisissent de toutes leurs forces quelque partie du corps de leur adversaire et qu'ils soient jetés à terre par ce membre qu'ils étreignent ; et, tandis qu'ils tombent, ils s'imaginent remporter la victoire, parce qu'ils s'agrippent farouchement à ce membre qu'ils ont saisi d'emblée, alors qu'en réalité leur chute les couvre de ridicule. Ainsi en va-t-il des hérétiques à propos de la phrase : « La chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu. »» En prenant à Paul ces deux vocables, ils n'ont ni perçu la pensée de l'Apôtre ni cherché à comprendre la portée de ses paroles ; cramponnés à de simples mots sans plus, ils meurent contre ceux-ci, ruinant, autant qu'il est en leur pouvoir, toute l'«économie» de Dieu.

mardi 12 juin 2012

La salle d'urgence pour l'âme



L'Orthodoxie propose une manière très précise pour entrer en communion avec Dieu. C'est un cheminement qu'il faut apprendre, car simplement "devenir Orthodoxe" n'amènera pas celui qui est en recherche à une vie intérieure qui transforme et illumine. L'appartenance à l'Église n'est tout simplement pas suffisante, car l'Église n'est pas une question de belles liturgies et icônes, ou de théologie mystique. En tant qu'hôpital de l'âme, l'Église est ce lieu au sein duquel nous pouvons recevoir la guérison de tout ce qui nous blesse. Elle est l'endroit où nous pouvons être guéris, et trouver la plénitude de l'être.

Comme dans la salle d'urgences d'un hôpital local, un patient ne peut pas se contenter d'y entrer et espérer être guéri. Il faut se soumettre à l'examen de l'équipe médicale, qui lui demandera de décrire les symptômes de ce dont il souffre, lui fera passer divers examens, et pour finir prescrira les médicaments nécessaires pour aboutir à la guérison.

Dans l'hôpital de l'âme, à savoir l'Église, ses prêtres tiennent le rôle du personnel des urgences. Ils interrogent le patient - le paroissien - et examinent son coeur pour trouver la maladie, et recommandent le remède. Le prêtre devient le thérapeute, recommandant au patient - celui qui est en recherche - ce qu'il peut faire pour parvenir à la plénitude.

Une règle de prière, la lecture quotidienne des saintes Écritures, les fréquentes confession et communion aux saints Mystères, tout cela fait partie des remèdes de l'Église qui amèneront à la guérison. De même que le médecin prescrira la bonne posologie, après examen de son patient, ainsi donc, le prêtre prescrit ce qui aidera son enfant spirituel.

La vie spirituelle est quelque chose qui nécessite un apprentissage, peut-être bien plus encore à notre époque qu'à n'importe laquelle de l'histoire du monde. Au plus que l'impiété et l'athéisme progressent, au plus en est-il de même pour les obstacles au progrès spirituel. La dégradation de notre société toute entière, la vie profondément dépravée, sont devenus des éléments normaux pour notre époque, la rendant dangereuse. La spiritualité individualiste peut rendre très vulnérable à l'illusion spirituelle. Nous avons tous besoin d'un guide expérimenté qui peut nous aider à éviter les pièges de l'orgueil et de l'assouvissement de sa propre volonté, qui nous mèneraient à la perdition.

Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon (Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières)

dimanche 12 février 2012

Dieu n'est pas un procureur mais un médecin


Les saintes Écritures, les oeuvres des Pères de l'Église antique, et les textes liturgiques de l'Église, tous attestent que l'Église antique n'enseignait pas que l'Incarnation du Christ était destinée à être une propiation de la justice divine, c'est-à-dire à l'apaiser. Au contraire, le Christ est venu comme un médecin, avec l'intention d'apporter la guérison à l'humanité déchue. L'Incarnation du Christ a amené toute la nature humaine à sa divine Nature, pour une guérison. Sa médecine spirituelle apporte la guérison, enlève la souillure du péché qui avait introduit la mort dans le cosmos, et rend tout à la plénitude.

Cette condescendance de Dieu, assumant notre chair humaine, et nous adjoignant sa divinité, ne saurait se voir en termes légalistes, mais doit être comprise d'un point de vue médical. Nous sommes malades. Notre péché n'est pas une question de loi, mais de maladie. Dans notre état déchu, nous avons quitté la communion avec Dieu, et la mort du Christ sur la croix n'a pas été accomplie parce que le Père aurait exigé du sang, mais parce qu'Il désire nous guérir, et restaurer la vie pour ses créatures qui avions hérité la mort de notre ancêtre déchu, Adam. Le fait que le Christ aie assumé notre nature humaine a rendu le traitement curatif possible.

Le Seigneur Jésus a fondé son Église pour être l'hôpital de l'âme, et c'est entre ses murs que nous recevons le remède qui nous mène à la guérison dont nous avons besoin. Dieu ne désire pas la souffrance, ni même notre sang, mais uniquement que nous soyons restaurés à l'image qu'Il avait voulue pour nous. Ce Père aimant n'est pas un procureur, mais notre médecin.

hiéromoine Tryphon
Monastère du Sauveur Tout-Miséricordieux, Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières