lundi 18 mai 2020

Prolégomène II à une histoire de l'Orthodoxie d'Occident


Monseigneur Winnaert : soixante-dix ans

Soixante-dix ans ! Dix semaines d’années, comme dit l'Ecriture, depuis que sont survenus, en 1937, cinq événements qu'on ne rappellera jamais assez, ou qu'on n’apprendra jamais assez à ceux qui les ignorent, car ils sont, au vrai sens du terme, fondateurs de l'Eglise catholique orthodoxe de France, je veux dire que c’est sur ces fondations-là qu’elle a été édifiée.
 Ces événements sont, dans l'ordre :
-- le 5 février, la réception par le métropolite Eleuthère, exarque en Occident du patriarcat de Moscou, de Monseigneur Louis-Charles Winnaert comme hiéromoine et archimandrite sous le nom d’Irénée ;
-- le 7 février (on avait reporté à ce dimanche la fête de la Sainte Rencontre), la réception dans l'Eglise orthodoxe, pour la première fois depuis le schisme de 1054, d'une communauté intégralement constituée de Français de souche : celle que Mgr Winnaert a guidée jusque-là et qu’il reçoit en personne, quoique presque mourant ;
-- le 3 mars, la naissance au ciel de son pasteur, Mgr Winnaert ;
-- le 6 mars, l'ordination sacerdotale du père Eugraph Kovalevsky, le futur évêque Jean de saint Denis, demandée un mois auparavant par Mgr Winnaert ;
-- le 7 mars, la liturgie d'enterrement de Mgr Winnaert célébrée par le métropolite Eleuthère.
Revenons brièvement là-dessus, pour une commémoration reconnaissante. Ceux qui veulent véritablement se pénétrer de la personnalité hors du commun de ce « nouvel Abraham » - comme le qualifia l'évêque Jean - qui, mû par le Saint-Esprit, accepta d'entreprendre un exode sans aucune perspective à vue humaine, ceux-là sont instamment invités à lire et méditer l'ouvrage admirable que lui a consacré Vincent Bourne, c'est-à-dire Yvonne Winnaert, sous le titre : La Queste de vérité d’Irénée Winnaert[1]. Je ne ferai que le survoler de très haut.
Résumons sèchement sa vie. Naissance à Dunkerque le 4 juin 1880. Élève au Petit Séminaire d'Issy-les-Moulineaux en 1896, puis au Séminaire académique de Lille de 1900 à 1904. Ordonné prêtre à Lille le 17 juin 1905. Vicaire dans le Nord puis, à Paris, aumônier du Sillon, le mouvement créé par l’apôtre de la démocratie chrétienne, Marc Sangnier. Fait construire à Viroflay la chapelle Saint-Paul (1900) où il réunit autour de lui une communauté laïque de jeunes gens qu'il initie à la vie ecclésiale et liturgique ; il y risque des innovations audacieuses comme la lecture ou le chant en français d'une partie des offices de la Semaine sainte. Il organise des « journées liturgiques » qui contribuent au renouveau en France de la liturgie -- ce qu'on appellera le « mouvement liturgique ». Nommé curé de saint Paul en 1914, une crise de conscience le pousse néanmoins à quitter sa paroisse d'abord, en 1918, l'Eglise catholique romaine ensuite, en 1919. Cette crise de conscience, il est bon de le souligner, est provoquée par ses réflexions sur la vraie nature et le vrai rôle de la liturgie, et, par voie de conséquence, sur la vraie nature et le vrai rôle de l'Eglise du Christ : j’y reviendrai.  Crise de conscience rendue plus aiguë par la répression impitoyable exercée par le Pape Pie X à l'occasion de la crise du modernisme, et ensuite par l'attitude cocardière des évêques, français d'un côté et allemands de l'autre, qui ont mobilisé Dieu pour la cause de leur pays durant la Grande Guerre.
L'abbé Winnaert part donc. Pour aller où ? Lui-même ne le sait pas encore. Mais son cap est désormais fixé : l'unité dans la liberté. Dans le manifeste qu'il lance alors, sous le titre Vers un Libre Catholicisme – où il faut, bien entendu, comprendre le mot « catholicisme » dans son sens étymologique d'« universalité » - il écrit : « L'unité doit être l'idéal nécessaire de tout disciple du Christ. Mais il y a deux manières de concevoir l'unité : la première comprime les consciences, la seconde dilate les cœurs ». Louis-Charles Winnaert se met alors, inlassablement, en quête de l'Eglise authentique, de l'Eglise unique. Et comment mieux y parvenir qu’en servant, de toutes ses forces ? Pendant quelque temps, il dessert simultanément les protestants (à Ivry), les anglicans (en leur église Saint-Georges) et les vieux-catholiques, en l'église Saint-Denis, 96 boulevard Auguste Blanqui, à Paris - laquelle, 25 ans plus tard, devait devenir la cathédrale Saint-Irénée. « Pas une minute à perdre : j'essayais de me faire tout à tous » -- racontera-t-il plus tard.
Mais l'obsession de l'Eglise une et sainte le hante, et l'idée qu'il s'en fait devient précise. Il s’en explique dans une lettre de janvier 1922 à l'archevêque vieux-catholique d’Utrecht : il s'agit de « réaliser l'Eglise libre de France » et, pour cela, écrit-il, « il faut se présenter comme une Eglise française, non pas au sens nationaliste du mot, mais comme une Eglise qui n'apparaisse pas comme une importation étrangère ni comme une sorte de mission extérieure à notre pays »(QV 77). Plus tard, en 1924, il écrira : « Vouloir faire une Eglise française sous une juridiction étrangère est un non-sens spécialement avec une liturgie en langue vulgaire » (QV 92). Propos toujours d’actualité !
Il frappe à plusieurs portes : c'est l'échec. Refus de l'Eglise vieille-catholique, refus de l'Eglise anglicane ; et lui-même est trop catholique, au sens plein, trop liturge, trop attaché à l'eucharistie et aux sacrements, pour se résoudre au non ritualisme du protestantisme. Alors vient la tentation de la « forêt de Brocéliande », comme écrit poétiquement son biographe. Entré en relation avec Mgr Wedgwood, évêque de la Liberal Catholic Church, il accepte de recevoir de lui à Londres la consécration épiscopale. Candidement abusé, il ignore que cette « Eglise » est un masque de la Société théosophique de Mme Blavatsky ; elle n’est chrétienne qu'en apparence, mais en réalité elle est syncrétiste, « polychristique » (Vincent Bourne), et le Christ n’y est qu’un Maître parmi d'autres. Lorsque, quelques années plus tard, Mgr Winnaert sera détrompé, ce sera une cruelle désillusion, « un coup de massue » (QV p.88).
Avant cela, il aura publié une « Déclaration de Principes de l'Eglise libre- catholique » qui porte significativement en épigraphe ce passage de l’épître aux Ephésiens (4,13) : « …jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi, à l'état d'hommes faits, à la mesure de la stature parfaite du Christ ». Citons-en deux phrases seulement : « L’Eglise libre-catholique s'inspire pour l'accomplissement de son œuvre d'une foi intense dans le Christ vivant… Elle proclame, avec une foi profonde en son intégrité, la merveilleuse promesse faite par le Christ lorsqu'il fut sur terre : Je suis avec toujours, jusqu'à la consommation des âges (Matthieu 28/20) ; ou bien encore : Là où sont assemblés deux ou trois en mon nom, je suis parmi vous (Matthieu 18/20) ». Et : « L'Eglise libre-catholique considère l'Eglise chrétienne comme une vaste fraternité composée de tous ceux qui se tournent vers le Christ pour recevoir de lui l'inspiration de leur vie spirituelle et qui le considèrent comme leur Maître et Ami) » (QV 82 et 84).
En 1922, la Providence lui procure l'usage d'une chapelle, 72 rue de Sèvres à Paris, qu'il consacre en mai sous le vocable de « chapelle de l'Ascension » ; il y officiera durant vingt-cinq ans jusqu'à sa mort. Puis, en 1923, il fonde sa revue L'Unité spirituelle « dans l’esprit de contribuer à répandre parmi les hommes, et en particulier parmi les chrétiens, le respect mutuel et le sens de l'unité profonde existant entre les Eglises et les religions en dépit de leurs divergences » (QV 179), revue dont il sera l’unique rédacteur et diffuseur (QV 174).
Inlassable recherche de l'unité, qui lui vaut quantité d'amis, d'admirateurs… mais aucun coopérateur. Comment faire l'unité à soi tout seul. ?
Or voici que, sans qu'il le sache, l’issue se rapproche lentement, très lentement. En 1927, deux membres de la confrérie Saint-Photius (fondée par Alexis Stavrosky et Eugraph Kovalevsky et à laquelle devait vite s'agréger Vladimir Lossky) ont un entretien avec Mgr Winnaert et établissent un rapport favorable où l'on peut lire : « Si (…) l'adhésion à l’Orthodoxie de Mgr Winnaert et de ses fidèles ne se pose pas pour le moment, elle pourrait par la suite jouer un rôle de tout premier plan dans l'évolution de nos travaux sur l'Orthodoxie occidentale ». La même année, le jeune Eugraph Kovalevsky (il a 22 ans) fait une brève visite à la chapelle de l'Ascension : il est saisi par la « majesté mérovingienne » de Mgr Winnaert et se demande « si quelque chose d'ancien et d'authentique n'a pas resurgi dans notre siècle, suscité par la Providence ». En 1928, c'est le père Lev Gillet, le « moine de l'église d'Orient », qui fait sa connaissance, et lui demande : « Monseigneur, pourquoi n’êtes-vous pas orthodoxe ? ». Mgr Winnaert raconte : « Je lui ai répondu : comment le pourrais-je ? Je suis Français. Et moi, m'a-t-il répliqué, ne suis-je point Français ? - Mais j'aime et je suis le rite occidental, ai je répliqué. Il a continué : l'Orthodoxie n'est pas un rite, elle contient tous les rites » (QV 225). Le père Gillet devint ensuite un fidèle ami.
Dès lors le cours des choses obéit à une étrange diachronie. Chez Mgr Winnaert la marche vers l'Orthodoxie s'accélère irrésistiblement. « Il dévore Khomiakov, Boulgakov, Philarète de Moscou, il relit les Pères et, soulevé de joie, il trouve dans le présent la résonance patristique et apostolique ». Enfin, en 1932, il s'exclame soudain : « Je suis orthodoxe ! Plus rien ne peut m'arrêter » (QV 226). Il change la dénomination de son Eglise en « Eglise catholique évangélique » et il en définit longuement les principes dans L'Unité spirituelle (1932), avec cette profession de foi : « Avec toute l'Eglise orthodoxe, elle demeure fermement attachée à la réalité de l’Eglise, corps mystique du Christ ; elle croit et elle professe que cette Eglise “ne pense et ne vit qu’unanimement’’ (Introduction  à la foi orthodoxe, p. 11, du P. L. Gillet), sous l'influence de l'Esprit-Saint qui fait de l'Eglise un mystère de charité »[2].  Or, étrangement, plus lui-même avance intérieurement, et plus l’entrée officielle en Orthodoxie de lui-même et de sa communauté se fait attendre, plus elle s’éloigne. Il frappe en vain à toutes les portes : Constantinople, Alexandrie… L'Institut Saint-Serge (en particulier les pères Boulgakov et Afanassiev), le métropolite Euloge, alors exarque du patriarche de Constantinople pour les Russes d'Europe occidentale, le soutiennent … En pure perte. En dépit d'une ambassade du père Gillet, la réponse du Phanar est impitoyable : réduction à l'état laïc de Mgr Winnaert, suppression du rite occidental au profit du « rite orthodoxe ».
Longue est l’attente, et douloureuse, d'autant que Mgr Winnaert est atteint d'une succession de crises d’urémie qui le torturent et l’épuisent. Puis les événements se précipitent : le père Gillet pense tout d'un coup à l'Eglise de Russie, ramène Eugraph Kovalevsky (au bout de neuf ans !)[3]. Celui-ci adresse, le 22 avril 1936, au métropolite Serge de Moscou le rapport circonstancié que lui-même a rédigé au nom de la Confrérie Saint-Photius et, moins de deux mois plus tard, le 16 juin 1936, le métropolite signe le décret (oukase) historique qui règle la question et constitue « l’Eglise orthodoxe occidentale », décret connu en France partiellement en août et intégralement en octobre.
Voilà la tâche de Mgr Winnaert, le précurseur, accomplie. Maintenant le serviteur peut s’en retourner à Dieu - après une agonie atroce de plusieurs semaines (décrite en détails dans La Queste de Vérité).
Selon les paroles inspirées du métropolite Eleuthère lors de la liturgie d'enterrement : « Tu étais comme un ruisseau de printemps qui descend des montagnes. Tel ce ruisseau annonciateur du renouveau de la vie, se dirigeant vers la mer sans altérer la pureté de ses eaux, tu t’élançais vers l'unité plus parfaite. Le ruisseau est mû par une force inconsciente, il obéit aux lois de la nature, mais toi, c'est en toute conscience que tu as répondu à l'appel de la volonté divine (…). Sur ton lit de souffrance, tu as cherché le chemin de la vie éternelle, et tu as trouvé l'Eglise de Dieu, tu as trouvé l'Orthodoxie, l'Eglise russe, grande par ses martyrs, purifiée par ses épreuves. (…) Tu es entré dans la grande Eglise-mère, dans un océan de lumière et de repos. Et la Grande Eglise a décidé que ton Eglise serait orthodoxe et que ses rites seraient occidentaux. Elle t’entoure de ses prières, afin que ton âme repose dans le Seigneur » (QV 329).
Mgr Winnaert fut un pionnier, un fondateur, je le disais en commençant. Mais nous ne devons pas nous contenter de l'honorer comme une relique du passé, car il reste un inspirateur. Pourquoi ?
En premier lieu, il incarne la recherche, tâtonnante au début, puis de plus en plus éclairée, et toujours traversée d'embûches et de souffrances, que l'Occident fait, par son propre effort, de son identité foncière et authentique, c'est-à-dire de ses racines orthodoxes. Ce qui met en branle cette quête, c’est la conscience de l'Eglise et la conscience de la liturgie. Pendant des siècles a subsisté en France une conscience, imparfaite certes et faussée par les déformations du gallicanisme - lequel était plus une défense contre Rome qu’une affirmation positive – et pourtant néanmoins réelle, de l'Eglise locale : en l'occurrence l’Eglise de France. Pendant des siècles a coexisté avec elle -- et s'est même mariée avec elle dans les esprits les plus élevés -- une conscience de la liturgie et de sa richesse multiforme : qu'on pense aux nombreux liturges énumérées par l'évêque Jean au début de son Canon eucharistique. Les deux ont été progressivement anéanties par l’ultramontanisme, qui triomphe en 1870 avec le concile de Vatican I et la promulgation de l'infaillibilité pontificale. Mais il est typique que cette double conscience ait conduit le père Guettée, prêtre gallican auteur à la fois d'une monumentale Histoire de l'Eglise et d'études sur l'ancienne liturgie des Gaules -- et même d’une tentative de restauration de celle-ci - à devenir orthodoxe, dans l'Eglise de Russie déjà, et à entrer dans le clergé de cette dernière[4]. Mais il devint orthodoxe seul ; Mgr Winnaert voulut, quant à lui, partager cette révélation avec tout son troupeau.
En second lieu, l'ardent désir de l'Orthodoxie ne peut en effet être comblé que par révélation. Eugraph Kovalevsky a eu pour idée constante que la Providence a permis la révolution soviétique pour que la Russie puisse redonner l'orthodoxie à l'Occident. Or il faut bien reconnaître que cet apport, ce don, ne se firent pas spontanément : les Russes émigrés avaient emporté, si l'on ose dire, leur patrie comme leur Eglise à la semelle de leur soulier et n'entendaient partager ni l'une ni l'autre avec qui que ce soit. Il fallut des hommes inspirés comme Eugraph Kovalevsky pour déceler quel dessein providentiel se dissimulait là, pour comprendre que la France était par grâce divine tout aussi sainte que la Russie et que celle-ci n'avait pas à convertir celle-là, mais simplement à réveiller son âme religieuse endormie. Ce refus du don gratuit qui caractérise les émigrations religieuses, et qui valut à Mgr Winnaert tant de souffrances et à Mgr Jean tant d’inimitiés, ne persiste-t-il pas aujourd’hui ?
Il est clair pourtant que toute naissance débute par une union : la renaissance de l’Orthodoxie en Occident ne peut résulter que de l’union de cet Occident avec l’Orient, en aucun cas de la vassalité de l’un par l’autre.
Enfin, et c'est peut-être moins aisé à accepter et pourtant irrécusable, ce chemin est chemin à la fois de souffrance et de joie. Agonie et mort, puis résurrection ; Semaine sainte et Pâques : c'est le chemin du Christ et celui de tout chrétien, c’est le chemin de l’Eglise du Christ et celui de chacune des Eglises en laquelle l’Eglise une se particularise. Méfions-nous d’une Eglise triomphante, méfions-nous d'une Eglise qui cultive la souffrance : l'Eglise est à la fois et souffrante et triomphante.
Et encore une vérité : le pasteur donne sa vie pour ses brebis. Notre Seigneur lui-même l'a annoncé par son enseignement et prouvé par son sacrifice, Mgr Winnaert et Mgr Jean ont été sur ce point aussi ses imitateurs, tout comme l'apôtre Paul.
Terminons par ce que le père Eugraph Kovalevsky, à la saint Irénée 1959, proclamait au sujet de Mgr Winnaert : « Parce que son âme est universelle et catholique, elle fut crucifiée au monde, et Dieu lui accorde la grâce qu'il a accordée à ses amis : Abraham, Moïse, Basile… Il le fera entrer dans la certitude au-delà de l’espérance et dans la joie qui coule goutte à goutte du martyre. Les échecs répétés l'amèneront à la puissance des temps à venir et consoleront les multitudes » (QV 337).
Bénissons Monseigneur Louis Charles Irénée Winnaert, notre père dans la foi !

Conférence prononcée en février 2007




[1] Cité ici sous l’abréviation QV, le numéro qui suit cette mention indiquant la page.
[2]  Lire aussi dans La Queste de Vérité (pp. 237-243) des extraits substantiels du Mémoire sur l’Eglise catholique-évangélique adressé (probablement en 1933) au patriarcat de Constantinople, qui ne répondit que par le silence.
[3]  Voir dans La Queste de Vérité leurs émouvantes retrouvailles : « Ce n’est pas le fils qu’il attendait, c’est le frère, c’est l’ami, le berger audacieux et fidèle… » (QV 280).
[4]  « Toutes mes études (…) me confirmaient dans les vrais principes catholiques, et je retrouvais ces principes dans toute leur pureté au sein de l’Eglise orthodoxe », écrit-il dans ses Souvenirs d'un prêtre romain devenu orthodoxe (1889).

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