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Maurice Zundel, né le à Neuchâtel et mort le à Ouchy (Lausanne), prêtre et théologien catholique romain.. |
Longtemps, l'Orthodoxie a parlé à l'Occident en langages importés. Désormais, ce sont les langues maternelles occidentales qui "parlent orthodoxe". C'est un de ces parlers qu'on fera entendre ici, en souhaitant que ces paroles deviennent "verbe".Il faut verber, disait le Philosophe Inconnu. Pas d'équivoque ! Ces paroles sont miennes exclusivement, et n'engagent que moi : aucune Eglise, aucun organisme initiatique.
vendredi 28 février 2014
Il n'y a pas de morale chrétienne
Il n'y a pas de morale chrétienne. Il y a une mystique
chrétienne. L'immense majorité des chrétiens ne s'en sont pas aperçus... Dans
le Christ, il n'y a pas de loi. Dans le Christ commence un régime nouveau, le
régime de la grâce qui est le régime de la liberté, qui est le régime de
l'amour.
Anniversaire royal du 29 février
29 février 888 : élection d'Eudes (ou Odon), comte de Paris (860-898) fils de Robert le Fort, marquis de Neustrie et d'Adélaïde, comme roi des Francs (888-898) par les grands féodaux.
Eudes fut le grand-oncle d'Hugues Capet.
Eudes fut le grand-oncle d'Hugues Capet.
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Eudes ou Odon |
jeudi 27 février 2014
Anniversaire royal du 28 février
28 février 1941 : décès d'Alphonse XIII (né en 1886) roi d'Espagne (1886-1931), chef de la maison de Bourbon, arrière-grand-père de Louis XX. Roi de France de jure sous le titre d'Alphonse Ier.
Anniversaire royal du 27 février
27 février 1594 : couronnement d'Henri IV (1553-1610), roi de France de 1589 à 1610, en la cathédrale de Chartres (celle de Reims étant aux mains de la Ligue).
Anniversaire royal du 22 février
22 février 1403 : naissance de Charles VII (+ 1461), fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière, roi de France de 1422 à 1461.
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Charles VII (par Jean Fouquet) |
Anniversaire royal du 21 février
21 février 1322 : sacre de Charles IV le Bel (1294-1328), roi de France de 1322 à 1328.
Troisième et dernier fils de Philippe le Bel.
Dernier Capétien direct. Prendra ensuite la relève la branche de Valois, avec Philippe VI.
Troisième et dernier fils de Philippe le Bel.
Dernier Capétien direct. Prendra ensuite la relève la branche de Valois, avec Philippe VI.
mercredi 19 février 2014
Anniversaire royal du 19 février :
19 février 1350 : mariage de Jean le Bon (né en 1319), roi de France de 1350 à 1364, avec Jeanne d'Auvergne et de Boulogne (née en 1326), reine de France de 1350 à 1360.
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entrée solennelle de Jean le Bon suivi de Jeanne d'Auvergne |
Anniversaire lugubre du 10 février
10 février 1763 : traité de Paris par lequel La Nouvelle-France est effacée de la carte du monde.
Il met fin à la "Guerre de Sept Ans" entre d'une part la France et l'Espagne et d'autre part l'Angleterre. Il est suivi 5 jours plus tard par le traité de Hubertsbourg entre d'une part la France et l'Autriche et d'autre part la Prusse. La Russie avait déjà signé une paix séparée avec la Prusse en mai 1762.
Ainsi était mis fin à cette guerre ruineuse qu'on a qualifié de "première guerre mondiale" parce qu'elle a mis aux prises les principales puissances européennes, non pas seulement en Europe, mais sur tous les continents : Amérique du Nord, Antilles, Amérique latine, Indes, Philippines.
Ce traité sanctionne la disparition du premier empire colonial français. Déjà le traité d'Utrecht (11 avril 1713), mettant fin à la guerre de Succession d'Espagne, avait imposé à la France la cession à l'Angleterre de la baie d'Hudson et territoires attenants, de l'Acadie et de Terre-Neuve, réserve faite de droits de pêche.
Cinquante ans plus tard, c'est l'abandon complet. Le roi de France cède "en toute propriété" le Canada avec toutes ses dépendances et toute la partie du continent jusqu'à la rive gauche du Mississippi, tandis que la partie délimitée par la rive droite du fleuve - la Louisiane à proprement parler, est cédée à l'Espagne en échange de la rétrocession de la Floride à l'Angleterre.
La France ne conserve que les îles de Saint-Pierre et de Miquelon au large de Terre-Neuve, avec les droits de pêche.
Dans les Antilles, l'Angleterre restitue la Guadeloupe, la Marie-Galante, la Désirade et la Martinique, ainsi que Sainte-Lucie.
En Afrique, la France cède le Sénégal, y compris Saint-Louis, à l'exception de l'île de Gorée.
Elle cède la totalité de l'Inde à l'exception des comptoirs de Chandernagor, Pondichéry, Yanaon, Karikal et Mahé.
Les stipulations du traité sont les conséquences des réalités. Même si la guerre européenne, c'est-à-dire en Allemagne, n'a pas été aussi désastreuse qu'on l'a dit - en dépit du désastre initial de Rossbach en 1757, Frédéric II a été plus souvent vaincu que vainqueur - pertes et gains s'équilibrent de part et d'autre : mais tous les belligérants sont épuisés...et à court d'argent.
En revanche la France, en dépit de beaux faits d'armes a été vaincue en Amérique : défaite des Plaines d'Abraham (13 septembre 1759), capitulation de Montréal (8 septembre 1760). Les deux flottes françaises ayant été anéanties en 1759, la Nouvelle-France ne pouvait plus être secourue, puisque l'Angleterre avait désormais l'empire des mers.
Même chose en Inde, après le rappel de Dupleix et à cause des erreurs du malheureux Lally-Tollendal. La France n'y conserve plus que les comptoirs de Chandernagor, Pondichéry, Yanaon, Karikal et Mahé, déjà nommés.
Qu'en conclure ? On a beaucoup incriminé le duc de Choiseul, premier ministre de facto, que pourtant le Grand Frédéric, dans ses mémoires, a comparé à Richelieu. Choiseul a plutôt été un Bismarck, inspiré par la RealPolitik, ou à un de Gaulle par rapport à l'Algérie. ll a très vite compris que l'Amérique était devenue indéfendable. Il s'est donc consacré à conserver l'essentiel : les Antilles, qui avec le sucre de canne, cultivé par des esclaves noirs, rapportait gros aux planteurs, alors que le Canada coûtait plus qu'il ne rapportait. Et l'île de Gorée : point de départ du commerce du" bois d'ébène" , c'est-à-dire de la traite des noirs.
Et il s'est consacré avec énergie au redressement du royaume pour préparer la revanche contre le véritable ennemi, l'Angleterre : reconstitution de la flotte, qui, 15 ans plus tard, dépassera celle de l'Angleterre, réorganisation complète de l'armée (il était à la fois ministre de la marine, de la guerre et des affaires étrangères) ; le seul domaine où il échoua, vu les oppositions, furent les finances.
Il faisait preuve d'une grande clairvoyance car, dans un mémoire au roi, il prédisait que cette énorme extension du domaine colonial anglais en produirait l'éclatement, et il annonçait la révolte inéluctable des "Treize colonies", c’est-à-dire des futurs Etats-Unis.
Bref, on voit mal comment il aurait pu faire mieux - ou moins mal. A preuve les violentes critiques de Pitt, alors dans l'opposition, qui estimait le traité désastreux pour l'Angleterre.
Alors, il est certain que les Canadiens français, ainsi d'ailleurs que les Amérindiens alliés des Français, se sont sentis abandonnés. Leurs réactions sont vite devenues acrimonieuses, voire vengeresses...Et il en subsiste quelque chose de nos jours...Tout comme celles des pieds-noirs, et pour les mêmes raisons. On les comprend !
Mais l'idéalisme, en politique, ne réussit pour ainsi dire jamais. Cela s'est produit, cas unique, avec de Gaulle en 1940 ; cela ne s'est plus reproduit avec de Gaulle en 1958.
Le temps est largement venu pour que les Canadiens français, et singulièrement les Québécois, reprennent en main leur destin, comme le général de Gaulle les y a incités le 24 juillet 1967 !
Il met fin à la "Guerre de Sept Ans" entre d'une part la France et l'Espagne et d'autre part l'Angleterre. Il est suivi 5 jours plus tard par le traité de Hubertsbourg entre d'une part la France et l'Autriche et d'autre part la Prusse. La Russie avait déjà signé une paix séparée avec la Prusse en mai 1762.
Ainsi était mis fin à cette guerre ruineuse qu'on a qualifié de "première guerre mondiale" parce qu'elle a mis aux prises les principales puissances européennes, non pas seulement en Europe, mais sur tous les continents : Amérique du Nord, Antilles, Amérique latine, Indes, Philippines.
Ce traité sanctionne la disparition du premier empire colonial français. Déjà le traité d'Utrecht (11 avril 1713), mettant fin à la guerre de Succession d'Espagne, avait imposé à la France la cession à l'Angleterre de la baie d'Hudson et territoires attenants, de l'Acadie et de Terre-Neuve, réserve faite de droits de pêche.
Cinquante ans plus tard, c'est l'abandon complet. Le roi de France cède "en toute propriété" le Canada avec toutes ses dépendances et toute la partie du continent jusqu'à la rive gauche du Mississippi, tandis que la partie délimitée par la rive droite du fleuve - la Louisiane à proprement parler, est cédée à l'Espagne en échange de la rétrocession de la Floride à l'Angleterre.
La France ne conserve que les îles de Saint-Pierre et de Miquelon au large de Terre-Neuve, avec les droits de pêche.
Dans les Antilles, l'Angleterre restitue la Guadeloupe, la Marie-Galante, la Désirade et la Martinique, ainsi que Sainte-Lucie.
En Afrique, la France cède le Sénégal, y compris Saint-Louis, à l'exception de l'île de Gorée.
Elle cède la totalité de l'Inde à l'exception des comptoirs de Chandernagor, Pondichéry, Yanaon, Karikal et Mahé.
Les stipulations du traité sont les conséquences des réalités. Même si la guerre européenne, c'est-à-dire en Allemagne, n'a pas été aussi désastreuse qu'on l'a dit - en dépit du désastre initial de Rossbach en 1757, Frédéric II a été plus souvent vaincu que vainqueur - pertes et gains s'équilibrent de part et d'autre : mais tous les belligérants sont épuisés...et à court d'argent.
En revanche la France, en dépit de beaux faits d'armes a été vaincue en Amérique : défaite des Plaines d'Abraham (13 septembre 1759), capitulation de Montréal (8 septembre 1760). Les deux flottes françaises ayant été anéanties en 1759, la Nouvelle-France ne pouvait plus être secourue, puisque l'Angleterre avait désormais l'empire des mers.
Même chose en Inde, après le rappel de Dupleix et à cause des erreurs du malheureux Lally-Tollendal. La France n'y conserve plus que les comptoirs de Chandernagor, Pondichéry, Yanaon, Karikal et Mahé, déjà nommés.
Qu'en conclure ? On a beaucoup incriminé le duc de Choiseul, premier ministre de facto, que pourtant le Grand Frédéric, dans ses mémoires, a comparé à Richelieu. Choiseul a plutôt été un Bismarck, inspiré par la RealPolitik, ou à un de Gaulle par rapport à l'Algérie. ll a très vite compris que l'Amérique était devenue indéfendable. Il s'est donc consacré à conserver l'essentiel : les Antilles, qui avec le sucre de canne, cultivé par des esclaves noirs, rapportait gros aux planteurs, alors que le Canada coûtait plus qu'il ne rapportait. Et l'île de Gorée : point de départ du commerce du" bois d'ébène" , c'est-à-dire de la traite des noirs.
Et il s'est consacré avec énergie au redressement du royaume pour préparer la revanche contre le véritable ennemi, l'Angleterre : reconstitution de la flotte, qui, 15 ans plus tard, dépassera celle de l'Angleterre, réorganisation complète de l'armée (il était à la fois ministre de la marine, de la guerre et des affaires étrangères) ; le seul domaine où il échoua, vu les oppositions, furent les finances.
Il faisait preuve d'une grande clairvoyance car, dans un mémoire au roi, il prédisait que cette énorme extension du domaine colonial anglais en produirait l'éclatement, et il annonçait la révolte inéluctable des "Treize colonies", c’est-à-dire des futurs Etats-Unis.
Bref, on voit mal comment il aurait pu faire mieux - ou moins mal. A preuve les violentes critiques de Pitt, alors dans l'opposition, qui estimait le traité désastreux pour l'Angleterre.
Alors, il est certain que les Canadiens français, ainsi d'ailleurs que les Amérindiens alliés des Français, se sont sentis abandonnés. Leurs réactions sont vite devenues acrimonieuses, voire vengeresses...Et il en subsiste quelque chose de nos jours...Tout comme celles des pieds-noirs, et pour les mêmes raisons. On les comprend !
Mais l'idéalisme, en politique, ne réussit pour ainsi dire jamais. Cela s'est produit, cas unique, avec de Gaulle en 1940 ; cela ne s'est plus reproduit avec de Gaulle en 1958.
Le temps est largement venu pour que les Canadiens français, et singulièrement les Québécois, reprennent en main leur destin, comme le général de Gaulle les y a incités le 24 juillet 1967 !
mardi 18 février 2014
Le saint des prisons
La vie du nouveau confesseur Valériou Gafencou, le "saint des
prisons"
Valériou Gafencou est né le 24 Décembre 1921, dans la partie
nord de la Roumanie, près de la frontière russe à cette époque. Ses parents
étaient tous deux chrétiens orthodoxes actifs. Son père devait être déporté en
Sibérie par les Russes en 1940 pour son activité pro roumaine. Quand il était
au lycée, Valériou rejoint une organisation de jeunesse orthodoxe appelée les
confréries de la Croix, et, lorsque cela est devenu illégal au cours de la
seconde guerre mondiale, il fut arrêté et condamné à 25 ans de travaux forcés.
Il n'avait que 20 ans et, lors de son procès, ses camarades et les enseignants
sont venus le défendre, en soulignant son innocence et ses qualités humaines
remarquables. Au début, il fut envoyé dans une prison appelée Aiud.
Les premières années furent un temps pour réfléchir à son
héritage chrétien. Il allait bientôt s'engager dans une vie de prière, tandis
qu’il lisait avidement les Pères de l'Église. Pendant la guerre, bien que la
Roumanie avait un régime dictatorial, la vie en prison n'est pas si stricte et
quelques droits fondamentaux de l'homme étaient toujours considérés: les
prisonniers pouvaient aller à l'église de la prison, se confesser à un prêtre
et recevoir la Sainte Communion et aussi se rencontrer les uns avec les autres
et lire des livres de leur choix. Donc, Valériou a beaucoup lu: la Sainte
Bible, les quatre premiers volumes de la Philocalie (qui venaient d'être
traduits en roumain par une autre sainte figure de l'église, le Père Dumitru
Staniloe, qui devait également rencontrer les prisons communistes quelques
années plus tard) et d'autres Pères de l'Église.
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Sa dernière photo avant d'être emprisonné
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Comme il était poursuivi par l'idée du péché, il a voulu
entrer dans un monastère où il serait libéré. Il se confesserait souvent et il
prierait aussi beaucoup dans sa cellule. Avec un groupe d'autres prisonniers
dédié il fit un horaire planifié de prière qui serait observé jour et nuit sans
interruption. Ils priaient ensemble, comme s’ils étaient dans une église, et
aussi séparément dans leurs cellules.
Par son sentiment orthodoxe profond, sa gentillesse et sa
riche vie de prière, il réussit à influencer un grand nombre de personnes, dont
beaucoup de personnes qu’il n'a jamais rencontré, mais le connaissaient par des
histoires qui étaient sur toutes les lèvres, même avant qu’il ne meure.
Ses premières huit années de prison furent les années
d'apprentissage où il devint plus fort dans la foi (il aurait besoin de cela
pour ce qui allait advenir). Lorsque le régime politique changea en Roumanie,
les conditions de détention aussi changèrent de façon spectaculaire: toutes les
facilités précédentes furent rejetées et les prisonniers commencèrent à être
persécutés pour leur foi (ainsi que pour leur participation dans les confréries
de la Croix). Au terme de cette incroyable période difficile, la parole de
Valériou était comme une flamme ardente et réconfortante pour tous ceux autour
de lui. Quand il était dans Aiud, Valériou rencontra un jour un pauvre homme et
lui donna sa veste d’étudiant. Cela rappelle la vie de saint Martin de Tours, mais
ce ne fut pas son seul acte généreux. Un prêtre de Paris (Basile Boldeanu) se
souvint plusieurs années plus tard, quand il fut transféré à Aiud seulement
vêtu d'une chemise et d’un pantalon, presque gelé, il fut sauvé de la
souffrance par son jeune frère, qui lui donna son manteau chaud.
Valériou et sa mère dans la colonie de travail de Galda
Entre les années 1946-1948 Valériou et d'autres prisonniers
plus âgés furent envoyés au travail dans certains champs, près de Galda. Là, il
y avait un régime plus doux, les prisonniers travaillaient, mais ils avaient du
temps pour prier et ils vivaient dans des espaces ouverts, et pouvaient se
réunir tous les jours.
En 1948, cette colonie de travail fut fermée, et les
prisonniers furent renvoyés à Aiud où le régime communiste les confronta avec
sa propagande athée officielle. Après quelque temps, la majorité des étudiants
emprisonnés furent envoyés dans une prison spéciale appelée Pitesti, où ils
devaient être rééduqués (là eut lieu l'expérience célèbre et terrible de
Pitesti). Il y a beaucoup de choses à dire sur ce phénomène horrible, et sur la
remarquable résistance chrétienne qui y eut lieu.
Valériou fut détenu à Pitesti seulement pour une courte
période de temps parce que, à cause de toutes les tortures, de la faim et du
froid terrible, il était devenu très malade de la tuberculose (une maladie très
contagieuse) et avait été envoyé à un hôpital pénitencier TBC appelé Targou
Ocna. Il vit en cela la miséricorde de Dieu qui le sauvait des tortures les
plus abominables qui aient été jamais conçues par un esprit humain et qui
eurent lieu à Pitesti peu de temps après son départ.
Un ex collègue de détention se souvient de Targou Ocna: «Son
arrivée dans cet hôpital pénitentiaire a été ressentie par les autres prisonniers
(qui connaissaient sa réputation) comme un miracle. Valériou allait transformer
cette vie de prison sordide en une vie vraiment chrétienne. Il est l’ange aux
yeux bleus qui oblige, par sa présence et sa prière, à réfléchir à la
repentance et à commencer à prier, qui redonnerait de la force à ceux qui
l’entourent et les transformaient à l'intérieur pour le reste de leur vie.
"
Les gens l'ont rencontré au cours cette rééducation
horrible, réconfortant, encourageant, élevant spirituellement ses codétenus, ils
le comparèrent à un autre apôtre Paul contemporain. C'est de cette manière que
les malades des autres pièces du sanatorium se rassemblaient près de son lit et
l'écoutaient, et recevaient la force de supporter l'épreuve puissante qu’ils
vivaient. La puissance de son amour allait briller non seulement dans ces
heures d'extermination programmée, mais aussi dans la vie quotidienne du
sanatorium, quand la mort est si proche de tout le monde.
La puissance de sacrifice de Valériou était proverbiale: il
ne tenait pas compte de la personne, de l'origine ethnique, de la religion ou
des opinions politiques. A Targou Ocna, Valériou était très malade à cause de
sa tuberculose. Dans cet état, quand les malades en général s'accrochent au
moindre espoir de survie, il était capable d'un geste suprême. Un de ses amis
obtint de ses gardiens la permission de recevoir des antibiotiques comme
traitement (ce type de médicament était rarement admis à l'hôpital, mais il est
vital pour guérir de la tuberculose), mais comme il se remettait, il pensa à le
donner à Valériou qui était près de sa mort. Mais Valériou donna le médicament
à celui qui était aussi mourant, Richard Wurmbrand (un Juif converti qui, dans
la liberté deviendrait un pasteur protestant bien connu), disant qu’il en avait
plus besoin que lui. Grâce à ce médicament, il récupéra et, quand il fut
libéré, il écrivit plusieurs livres dans lesquels il se souvient avec gratitude
de celui qui lui sauva la vie.
Ceux qui étaient près de lui au fil des années se
souviennent d'autres choses extraordinaires le concernant. Par exemple, à
Targou Ocna, il dut être opéré de l’appendicite. Quand ce fut achevé, Valériou
dit au médecin qu’il avait tout senti, parce que l'anesthésie ne fonctionnait
pas. Toutefois, il ne prononça pas un mot pendant la chirurgie, son front seul
était plein d'une sueur froide.
Valériou décéda le 18 Février 1952, à Targou Ocna. Ses
dernières paroles furent: «N'oubliez pas de prier Dieu pour que nous nous
retrouvons tous! Seigneur, donne-moi la servitude qui libère l'âme et ôte la
liberté qui asservit mon âme! "Sa tombe reste inconnue car à cette époque
tous les prisonniers étaient enterrés dans une fosse commune et leur tête était
écrasé pour qu’il soit impossible de les identifier. Toutefois, il demanda à
être enterré avec une petite croix d'argent dans la bouche et si Dieu le permet
ses saintes reliques seront trouvées.
Valériou resta pour le reste de leur vie, dans la mémoire de
tous ceux qui le connaissaient. Il n'est pas un livre chrétien rappelant les épreuves
des prisons communistes qui ne mentionne pas son nom. Ses actes et ses paroles
ont été transmises de prisonnier en prisonnier et ont aidé de nombreux êtres à
survivre à l'enfer communiste, jusques à la libération générale en 1964. Depuis
que la Roumanie est devenue un pays libre bon nombre de ses saints des prisons
viennent à la lumière et sont honorés par les fidèles. Valériou Gafencou est
peut-être l'un des exemples les plus représentatifs, et beaucoup l'appellent le
Saint des prisons (ce nom lui était en fait donné par ses camarades prisonniers
qui l'ont connu durant sa courte vie).
du site orthodoxologie.blogspot.ch
Actualités
1. Jean-François Var prononcera le lundi 3 mars en Avignon, au Grenier à sel, une conférence sur le thème
Maçonnerie, religion, ésotérisme.
Tous les maçons seront les bienvenus.
2. Il participera au Salon du livre maçonnique le samedi 12 avril à Lyon.
Il y dédicacera son ouvrage La Franc-maçonnerie à la lumière du Verbe.
Maçonnerie, religion, ésotérisme.
Tous les maçons seront les bienvenus.
2. Il participera au Salon du livre maçonnique le samedi 12 avril à Lyon.
Il y dédicacera son ouvrage La Franc-maçonnerie à la lumière du Verbe.
Bibliographie (partie 3)
BIBLIOGRAPHIE
de
Jean-François Var
TROISIEME PARTIE
Tome 3 : travaux biographiques et de circonstances
1. Discours au banquet annuel des anciens élèves de Lycée Edmond Perrier de Tulle, 9 novembre 1991-
2. Considérations égotistes ou Sur moi-même, Octobre 2001
3. Discours à l’occasion de la remise de l’Etoile civique, décernée par la Ligue Universelle du Bien Public, à Monseigneur Germain de Saint-Denis, 20 février 2008 –
4. Souvenirs d’un homme public manqué ou La politique en amateur (en cours de rédaction)
5. Etc., etc.
N.B. La partie 1 de la bibliographie a été corrigée et complétée
samedi 15 février 2014
Anniversaires royaux du 15 février
15 février 1575 : mariage d'Henri III avec Louise de
Lorraine-Vaudémont (1553-1601), reine de France de 1575 à 1589.
15 février 1710 : naissance de Louis XV ( + 1774), fils de Louis, duc de Bourgogne et d'Adélaïde de Savoie, arrière-petit-fils de Louis XIV, roi de France de 1715 à 1774.
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Henri III & Louise de Lorraine |
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Louis XV enfant |
jeudi 13 février 2014
Anniversaires royaux du 13 février
13 février 1575 : sacre d’Henri III (1551-1589), roi de France de 1574 à 1589.
15 février 721 : décès de Chilpéric II (né vers 671?), roi de Neustrie et de Burgundie (715-719), puis roi de tous les Francs (719-721).
15 février 721 : décès de Chilpéric II (né vers 671?), roi de Neustrie et de Burgundie (715-719), puis roi de tous les Francs (719-721).
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sceau de Chilpéric II |
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couverture du n° 81 Jean-Baptiste Willermoz, su obra Autor: Var, Jean-François Colección: Serie Negra Edición: 1 Páginas: 168 Tamaño: 140 x 210 mm Encuadernación: Rústica fresada; Tapa: con solapa; plastificada brillo, ISBN: 978-84-941827-4-7 Depósito Legal: AS-01340-2013 - Formato en papel - Precio sin IVA: 11,53 € Precio con IVA: 11,99 € IVA aplicable solo en España y la UE Jean-Baptiste Willermoz es sin lugar a dudas el patriarca de la masonería francesa e inclusive, de manera más general, de la masonería occidental. Lo es, por su longevidad excepcional (1730-1824); lo es también, sobre todo por su genio creador, reconocido y saludado en su tiempo, ignorado y olvidado a lo largo de un siglo y medio, y de nuevo reconocido y admirado desde hace algunos decenios gracias a los trabajos de diversos investigadores y escritores, entre los cuales el autor de la presente obra. Jean-Baptiste Willermoz ha sido en efecto el arquitecto en jefe de un sistema masónico absolutamente original e incluso único, el Régimen Escocés Rectificado. Este Régimen de doble faz, masónica y caballeresca, se inscribe en el movimiento del esoterismo cristiano y dispensa una iniciación que está fundamentada en este esoterismo. Esta iniciación se dirige a la inteligencia al igual que al corazón, y para lograrlo, Willermoz ha compuesto una serie gradual de instrucciones en las que eclosiona su inmenso talento pedagógico. El presente volumen propone una biografía sucinta y sin embargo completa de Willermoz, en la que es puesto en relieve lo que para él fue esencial en el transcurso de una existencia bien cumplida: su obra masónica y sus pormenores. Como introducción, está expuesta la doctrina que subtiende el Régimen rectificado, doctrina que ahora más que nunca, atrae a los hombres de deseo a la búsqueda de un compromiso espiritual elevado. CURRÍCULUM de Var, Jean-François Jean-François Var, antiguo alumno de la Escuela normal superior de París, antiguo alto funcionario del Senado de la República francesa, es sacerdote ortodoxo y enseña en un Instituto de teología ortodoxo. Ha dedicado más de 80 artículos y conferencias a la masonería cristiana, en particular rectificada, así como al martin |
couverture du n° 80
La Franc-Maçonnerie à la lumière du verbe | | |||||||||||||||||||
Infos : 250 pages, 14 x 22 cm Parution : mai 2013 ISBN : 978-2-84454-968-6 Prix public : Prix Internet : 20,90€ remise 5% : 1,10€ · · · o | La Franc-Maçonnerie à la lumière du verbe - Le régime écossais rectifié se compose de douze conférences sur la maçonnerie chrétienne, ce qui permet au lecteur de réfléchir et de repenser ses idées et attitudes au sujet du binôme maçonnerie-christianisme. La maçonnerie du Régime écossais rectifié est originelle et même unique. Elle possède une doctrine, laquelle est une forme de philosophie religieuse et cette philosophie religieuse est chrétienne. Elle dispense un enseignement sur la nature de l’homme, son origine, sa destinée. et ses rapports avec l’univers qui l’environne et avec le Verbe Créateur voilé sous l’expression de «Grand Architecte de l’Univers». · Trente années d’expériences et de méditations personnelles. · Jean-François Var, homme d’église et franc-maçon rectifié apporte des éclairages originaux. | | | | | | | | | | | | | | | | | | | |
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mardi 11 février 2014
Les dogmes dans le Régime écossais rectifié : Appendice à : Doctrine et dogme dans l'Eglise et en franc-maçonnerie
Appendice à mon billet du 1er janvier dernier sur "Doctrine et dogme"
L'école de pensée à laquelle je fais référence dans ce billet affirme avec une véhémence fiévreuse que les dogmes n'ont pas leur place dans la maçonnerie en général mais même et surtout dans la maçonnerie rectifiée, qu'ils polluent sa pureté ésotérique transcendante par des opinions humaines aléatoires, qu'ils attestent la mainmise sur l’initiation du despotisme clérical...
La dernière en date de ces instances fut le convent de Wilhelmsbad. Le compendium de ses décisions est le document intitulé "Recès du convent général tenu à Wilhelmsbad en juillet et août 1782", " fait à Wilhelmsbad le 1er septembre 1782, signé par le Président et tous les députés présents au convent". C'est un relevé de décisions qui fait toujours autorité, puisque rien n'est venu l'abroger.Qu'y lit-on ?
L'école de pensée à laquelle je fais référence dans ce billet affirme avec une véhémence fiévreuse que les dogmes n'ont pas leur place dans la maçonnerie en général mais même et surtout dans la maçonnerie rectifiée, qu'ils polluent sa pureté ésotérique transcendante par des opinions humaines aléatoires, qu'ils attestent la mainmise sur l’initiation du despotisme clérical...
Mais voilà : qu'en pensaient les créateurs du Régime rectifié ? qu'ont décidé ses instances rectrices ?
La dernière en date de ces instances fut le convent de Wilhelmsbad. Le compendium de ses décisions est le document intitulé "Recès du convent général tenu à Wilhelmsbad en juillet et août 1782", " fait à Wilhelmsbad le 1er septembre 1782, signé par le Président et tous les députés présents au convent". C'est un relevé de décisions qui fait toujours autorité, puisque rien n'est venu l'abroger.Qu'y lit-on ?
"Nous avons dressé un acte souscrit par nous tous et au nom de nos commettants, par lequel nous consacrons cette détermination sage (c'est-à-dire la renonciation à la filiation templière) et protestons au nom de tout l'Ordre des Francs-maçons réunis et rectifiés devant Dieu et devant nos frères, que l'unique but de notre association est de rendre chacun de ses membres meilleur et plus utile à l'humanité par l'amour et l'étude de la vérité, l'attachement le plus sincère aux dogmes, devoirs et pratiques de notre sainte religion chrétienne, par une bienfaisance active, éclairée et universelle dans le sens le plus étendu et par notre soumission aux lois de nos patries respectives."
Recès, section II (in Les Cahiers verts, numéro hors série : Les convents du Régime Ecossais Rectifié, avril 2005).
(Les caractères gras sont de mon fait).
Eh bien ! la messe est dite !
Eh bien ! la messe est dite !
Ceux qui excluent "l'attachement sincère aux dogmes...de notre sainte religion chrétienne" s'excluent eux-mêmes de "l'ordre des Francs-maçons réunis et rectifiés". C.Q.F.D.
lundi 10 février 2014
Anniversaires royaux du 10 février
10 février 1638 : vœu de Louis XIII consacrant la France à la Très Sainte Vierge Marie.
Vœu de Louis XIII
Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à
tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au
trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à
tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre
un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons
considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets
merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous
sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna
sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette
main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit
en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers
autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et
fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que
préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de
douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti
dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est
servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses
saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait
ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a
donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre
l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs
Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis
de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs
ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa
Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance,
sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons
reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux
peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux
pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la
Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des
mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre
chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils
rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la
protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la
Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son
autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos
offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le
porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable
qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de
grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant
la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre
royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre
couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte
conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses
ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur
de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des
voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la
postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et
marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons
construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une
image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils
descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère,
comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins
lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse
faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira
en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour il soit fait une
procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies
souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui
s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi
être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de
ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit
diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de
notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité
en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant
qu'à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines,
et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a
plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous
exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale
chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever
un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester
tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer
en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre
royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse
longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que
nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour
laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.
Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février,
l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.
Louis.
dimanche 9 février 2014
Des reliques et de la sainteté du corps
Les saintes reliques
(Père Edward Pehanich)
![]() |
le tombeau de saint Jean de San Francisco |
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les reliques de saint Jean de San Francisco |
Si vous entrez dans la cathédrale orthodoxe située sur Geary
Boulevard à San Francisco, vous remarquerez des gens qui allument des cierges
devant un petit reliquaire en forme de pavillon sur le côté droit de l'église.
En regardant de près, vous verrez des gens se pencher pour embrasser le verre
recouvrant le cercueil de l'archevêque de la cathédrale qui est mort en 1966.
Ils vénèrent les saintes reliques de saint Jean le Thaumaturge, archevêque de
San Francisco. Pourquoi cette vénération d'un corps mort? Est-ce une pratique
superstitieuse ou païenne qui s'est glissée dans l'Église chrétienne?
Témoignage biblique
L'honneur et la vénération des restes des saints hommes et
femmes peuvent être trouvés dans la Bible, et dans la pratique des premiers
chrétiens. L'exemple le plus spectaculaire est enregistré dans l'Ancien
Testament et raconte l'histoire d'un miracle accompli par le contact avec les
os du Saint Prophète Elisée :
Élisée mourut, et on l'enterra. L'année suivante, des
troupes de Moabites pénétrèrent dans le pays. Et comme on enterrait un homme,
voici, on aperçut une de ces troupes, et l'on jeta l'homme dans le sépulcre
d'Élisée. L'homme alla toucher les os d'Élisée, et il reprit vie et se leva sur
ses pieds. (2 Rois:13:21 )
Le livre de la Sagesse de Sirach de l'Ancien Testament
rappelle ce miracle accompli par les os d'Elisée :
Elisée fut couvert par le tourbillon,
Et Élisée fut rempli de son esprit (Elie).
Et dans ses jours, il ne tremblait devant aucun gouvernant,
et personne ne l'opprimait.
Aucune parole ne pouvait le vaincre,
Et après la mort, son corps prophétisa, comme dans sa vie,
il faisait des miracles,
Ainsi, même dans la mort ses œuvres étaient incroyables.
(Sagesse de Sirach 48:12-14)
Dans le Nouveau Testament, les premiers chrétiens ont trouvé
qu'il y avait un pouvoir miraculeux dans des mouchoirs qui avaient été en
contact avec les apôtres, et même simplement l'ombre de l'apôtre Pierre était
suffisante pour effectuer une guérison:
Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains
de Paul, au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs
qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits
malins sortaient. (Actes 19:12)
Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et
femmes, s'augmentait de plus en plus; en sorte qu'on apportait les malades dans
les rues et qu'on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque
Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu'un d'eux. La multitude
accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des
gens tourmentés par des esprits impurs; et tous étaient guéris. (Actes 5:15)
Les premiers
chrétiens
Comme lors de ces expériences avec les saints apôtres, les
premiers chrétiens accordaient un honneur spécial aux corps des saints martyrs,
ces hommes et ces femmes qui donnèrent leur vie pour le Seigneur. L'un des
premiers documents chrétiens, datant d'environ l'an du Seigneur 155, est
intitulé Le Martyre de Polycarpe. Ce document primitif raconte l'histoire du
martyre de l'évêque âgé saint Polycarpe. Il nous donne un aperçu de la façon
dont l'Église primitive a honoré les reliques de ses martyrs:
Et ainsi, après, nous avons pris ses os, plus précieux que
des pierres précieuses et plusfines que l'or, et les avons mis dans un endroit
approprié. Là, dans la mesure où nous nous le pourrons, le Seigneur nous
permettra de nous réunir dans l'allégresse et la joie et de célébrer
l'anniversaire de son martyre, à la fois dans la mémoire de ceux qui ont
combattu ce combat, et pour la formation et la préparation de ceux qui vont
combattre. (Martyre de Polycarpe, chapitre 18)
Beaucoup de Pères de l'Église ont écrit sur cette vénération
des reliques des martyrs, dont saint Jean Chrysostome, saint Grégoire de Nysse,
saint Jérôme et saint Grégoire de Nazianze. Saint Grégoire de Nysse, au 4ème
siècle, dans son Sermon sur le saint martyr Théodore dit:
[…] s'approcher de la tombe (du martyr), nous croyons que
c'est à la fois une bénédiction et une sanctification. Si quelqu'un prend de la
poussière du lieu de repos de martyr, c'est un présent et un trésor méritoires.
Si une personne a, à la fois la chance et la permission de toucher les
reliques, cette expérience est un prix de grande valeur et semble comme un rêve
à la fois à ceux qui ont été guéris et dont le vœu a été accompli […] On
implore le martyr qui intercède pour nous, et c'est un préposé de Dieu pour
communiquer ces faveurs et ces bénédictions que les gens recherchent.
Théologie du corps
La vénération des reliques des saints est clairement une
pratique chrétienne attestée, tant par le témoignage de la Bible que par les
pratiques de l'Eglise primitive. Nous honorons les reliques des saints parce
que notre foi a toujours cru et enseigné que le salut ne concerne pas seulement
de notre âme, mais que notre corps participe à ce salut.
Notre corps et notre âme sont baptisés, notre corps et notre
âme reçoivent l'onction dans la Chrismation, notre corps et notre âme reçoivent
le Seigneur dans la Sainte Eucharistie.
Tandis qu'à la mort notre corps et l'âme sont séparés, au
Jour Dernier nos corps se lèveront de terre et rejoindront nos âmes pour
recevoir le salut ou la damnation. Notre Seigneur Jésus est monté au ciel avec
un corps humain, par conséquent, nos corps sont sanctifiés et saints.
La grâce de l'Esprit Saint qui a rempli ces saints alors
qu'ils étaient en vie, continue à être présente dans leur corps qui ont été et
sont les temples du Saint Esprit. Comme saint Paul l'explique dans la Bible :
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint
Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous
appartenez point à vous-mêmes? (1 Corinthiens 6:19)
Le philosophe grec Platon ne croyait pas que le corps soit
un temple, mais plutôt une prison ou une cage pour l'âme. Beaucoup
d'Américains, alors qu'ils professent croire en la Bible, agissent comme si la
philosophie de Platon était vraie.
Il est de plus en plus courant pour les familles de renoncer
à des services funéraires pour leurs proches et d'opter plutôt pour la
crémation directe suivie par un "service commémoratif" ou une
"célébration de la vie" pour le défunt.
Le corps est sans importance et n'est même plus nécessaire
pour les funérailles!
Il est assez fréquent d'entendre, lors des funérailles, des
déclarations telles que : Ce n'est pas l'oncle Charlie dans ce cercueil, c'est
seulement sa coquille. Les chrétiens orthodoxes honorent et respectent le corps
humain à la fois avant et après la mort.
Ce corps d'une mère qui a élevé des enfants ou le corps d'un
mari qui a travaillé pour subvenir aux besoins d'une femme et d'enfants demeure
saint et honoré.
Cet organisme qui a reçu le baptême et a été nourri par
l'Eucharistie demeure saint et c'est un temple sacré, même après la mort et il
est traité avec honneur et respect, amené dans église et béni avec de l'eau
bénite et de l'encens.
Reliques séculières
Alors que de nombreux Américains, en particulier les
protestants, abhorrent la vénération des reliques des saints, notre culture
américaine embrasse facilement la vénération des reliques des saints laïques.
Les musées à Washington DC montrent des reliques associées à l'assassinat
d'Abraham Lincoln: les gants teintés de sang qu'il portait le soir de son
assassinat, des morceaux de son crâne prélevés lors de l'autopsie, la balle de
plomb qui l'a tué.
Sur votre ordinateur, Ebay vous vend des reliques sacrées:
récemment étaient à vendre des mèches de cheveux d'Elvis, et même une couronne
de porcelaine d'une de ses dents!
J'ai vu des brochures dans les salons funéraires offrant à
la vente des colliers avec de petits flacons en cristal dans lequel vous
pouviez placer certains des restes incinérés d'un être cher.
Comme des miracles ont été accomplis par les reliques du
saint prophète Elisée, les miracles ont lieu aujourd'hui dans les sanctuaires
contenant les reliques des saints.
Parmi les endroits les plus populaires et bien connus comme
lieux de guérisons miraculeuses, sont, sur l'île grecque d'Egine, les reliques
de saint Nectaire, à Bari en Italie les reliques de saint Nicolas, et en
Amérique, et à San Francisco les reliques de saint Jean le Thaumaturge.
Extrait de http://orthodoxologie.blogspot.fr/
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
American Carpatho-Russian Orthodox Diocese of the USA
samedi 8 février 2014
Anniversaires royaux du 8 février
8 février 1492 : sacre d'Anne de Bretagne, reine de France (1491-1498 et 1498-1514).
8 février 1587 : mise à mort de Marie Stuart, reine de France (1559-1560) et reine d'Ecosse ( 1542-1567), sur ordre de sa cousine la reine Elisabeth d'Angleterre, après 19 ans de détention.
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mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne |
8 février 1587 : mise à mort de Marie Stuart, reine de France (1559-1560) et reine d'Ecosse ( 1542-1567), sur ordre de sa cousine la reine Elisabeth d'Angleterre, après 19 ans de détention.
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Exécution de Marie Stuart (par Abel de Pujol) |
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